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Espace perso de BenoitSeptember 01 Fin d'expatriation et 1ères impressionsLa tournée des adieux :
Mes dernières semaines à Valladolid auront été bien chargées avec le bouclage de mon travail, le transfert des affaires en cours à mes collègues ; l’organisation de mon retour et la tournée des adieux auprès des amis et collègues. Cette tournée aura commencé un mois avant mon départ avec une journée barbecue avec les copains vététistes. Ce fut une journée très sympa passée dans la pinède de la localité de Viana. On a passé l’après-midi à manger, boire et jouer. J’ai fait un discours d’adieu en remerciant un par un tous les membres du club avec qui j’aurais passé de bons et ils m’ont offert un superbe casque qui m’a fait très plaisir. Il y a eu aussi un pot de départ avec les francophiles le vendredi 21 Juillet sur la plaza Colon, non loin de chez moi. Nous n’avons jamais été aussi nombreux et c’était aussi bien sympa. De nouveau j’ai été très gâté avec un superbe livre sur la région et un cadre photos numérique. A 21h30, comme annoncé, je devais les quitter pour rejoindre ensuite des copains pour une première et unique sortie de nuit en VTT. Mais, après m’être changé et équipé, je retournai à la plaza Colon pour un dernier adieu et pour l’amusement de me montrer avec mon ‘déguisement’ de vététiste. La sortie de nuit fut une belle expérience. Après le levé de la pleine lune, on voyait relativement clair si bien qu’à la fin nous avons délaissé les grandes pistes pour les petits sentiers au pied de Cabezon. A l’arrivée, à 1h30 du matin, nous prenions un pot à Valladolid. Nous avons fait aussi une soirée tapas le lundi suivant avec les amis vététistes mais là aussi il a fallut vite se défausser pour assister avec Alicia et Willy a un concert en plein air de Gospel-Jazz dans le cadre des nuits de San Benito. Au travail, je faisais le lundi midi mon pot de départ entouré d’une vingtaine de collègues et le lendemain avec mes collègues les plus proches et mes chefs nous sommes allés dans un bon restaurant de Valladolid (La mareas de Castilla, calle Peru). Mon cadeau de départ n’a pas été la classique montre Renault mais un grand sac de voyage à roulettes qui remplacera à la perfection mon ancien grand sac qui été sans roulettes.
Impressions :
C’est sur que c’est un gros pincement au cœur de devoir quitter autant de bons amis mais bon, je suis aussi content de rentrer en France, de changer un peu d’air. En fait, 3 ans en Espagne aura été une très bonne durée. Cela m’aura permis de bien apprendre et maîtriser la langue, bien visiter une bonne partie du pays et me faire de bons amis. En restant plus longtemps, je serais peut être rentré de plus en plus dans du train train quotidien. De toute façon, je n’ai pas de regrets à avoir car mon contrat se terminait ainsi que la partie la plus intéressante de mon travail. Et puis en France, en principe un autre projet intéressant m’attend et je pense retrouver avec plaisir de nombreuses vieilles connaissances.
Un mois après mon retour en France, l’impression d’avoir tourner la page est forte. J’ai retrouvé mon appartement de Bougival comme si rien n’avait changé et je retrouve l’usine de Cléon aussi sans grand changement. Je n’ai rien oublié de mon français et j’ai l’impression que l’espagnol est déjà loin. Mais, cette impression est vite oubliée lorsque je tombe sur un mail ou un livre en espagnol et que je vois que je comprends tout, naturellement.
Qu’est ce qui va me manquer de l’Espagne ? - Comme dans « Bienvenue chez les Cht’is », en arrivant à Valladolid on aurait envie de pleurer (région désertique, pas d’amis et pas de maîtrise de la langue) mais quand il faut repartir on aurait aussi envie de pleurer (quitter de bons amis, une ville et une région finalement très attachante). - Les sorties entre amis avec cette tradition de passer d’un bar à un autre. - Le fait de vivre en centre ville sans en avoir trop les inconvénients mais je compte bien retrouver ces mêmes conditions de vie sur Rouen. - Avec ces horaires spéciaux, c’était agréable d’avoir beaucoup de temps de libre en fin d’après-midi. - un coût de la vie qui, même s’il n’est pas très faible, est tout de même meilleur que en France notamment le prix de l’essence, des légumes et des boissons dans les bars.
Qu’est ce que je devrais ne pas regretter de l’Espagne ?
C’est peut être un peu tôt pour répondre à cette question mais il y a déjà quelques points qui sont clairs : - les horaires espagnols : Déjeuners et dîners tard (grosso modo 15h30 et 21h pour moi mais avec des records à 17h30 et 23h). - Le manque de diversité dans la nourriture. - La difficulté parfois, à cause de la langue et la non connaissance du pays, pour certaines démarches. - La télévision espagnole avec peu de programmes de qualité, beaucoup de publicité et des films terminant trop tard. August 24 Vacances sportives dans les AlpesCol du Télégraphe et du Galibier depuis St Michel de Maurienne: 2098m de montée, 68km dont 34 de montée. C’est le dernier jour de mes vacances dans les Alpes et maintenant que je suis bien entraîné et acclimaté, je me sens prêt pour attaquer la plus longue montée que j’ai jamais faite en vélo. Pour l’avoir déjà fait en voiture, il y a quelques années, je sais que cela va être long et costaud. Il faut d’abord avaler les 10 kms avec lacets jusqu’au col du Télégraphe, ensuite petit repos avec 5 kms de redescente jusqu’à Valloire et ensuite les 19 kms restants jusqu’au col. Je ne croise pas trop d’autres cyclistes jusqu’à Valloire. C’est après qu’ils sont beaucoup plus nombreux et c’est motivant de pouvoir en doubler régulièrement. Je ne pense pas avoir été très rapide mais très peu m’ont doublé. Comme pour le Gandon et le Cormet de Roselend, on voit régulièrement des inscriptions à la peinture sur la chaussée d’encouragements des grands champions du tour de France. Dans les 10 derniers kilomètres, un vent parfois assez fort me gêne dans ma progression mais j’ai un bon rythme, lent mais régulier, je ne ressens pas trop de fatigue ni de manque d’oxygène. Le dernier kilomètre est interminable mais heureusement le goudron a été partiellement refait et la plupart des voitures passant par le tunnel me laisse un air un peu plus pur. Un photographe professionnel posté dans un virage a les temps de me faire 4 photos et de me donner une carte avec l’adresse du site internet où je pourrais les voir et les commander éventuellement. Me voilà enfin au col à 2675m. J’ai mis 3h05. Je suis content car j’avais lu que le temps moyen de montée est de 3h30. Il ne fait pas trop froid : 15ºC me dit un automobiliste. J’aurais bien aimé que quelqu’un me prenne en photo et me l’envoi par mail ensuite devant la plaque du col mais cette plaque est couverte d’autocollant et c’est à peine si l’on voit le nom du col et l’altitude. Tant pis. Après avoir profité de la vue sur les Ecrins, je me lance dans une autre épreuve avec 19km de descente, puis 5 km de remontée qui risque d’être bien dures et les 10 derniers km de descente. J’ai toujours une petite appréhension avant de m’élancer : Que se passerait-il si un pneu éclatait en pleine vitesse ? Allez hop c’est parti avec toujours cette griserie de la vitesse et ce plaisir de doubler les voitures. Je fais bien attention car le vent, toujours fort, me déstabilise. A 55km/h, je me fais doubler par 2 autres types. Impressionnant. A Valloire, je m’arrête pour ôter mon coup vent. J’ai fait les 19km à 43 km/h de moyenne. Je n’en reviens pas que des cyclistes professionnels aillent encore plus vite sur des étapes de plat. La remontée sur le col du Télégraphe est longue mais pas trop dure. Ensuite, pour les 10 derniers kilomètres, je serais extrêmement prudent dans les virages car la pluie commence à tomber. Je croise plein de gens qui commencent la montée. Ce n’est pas forcément une bonne idée si le temps se gâte. Je retrouve la voiture à 13h30. Il est temps de rentrer à Bougival.
Col du Glandon et de la Croix de Fer : Tour au départ de St Jean de Maurienne. 1600m de montée et 53km. Je n’avais pas planifié de monter ces 2 cols mais comme je me suis installé au camping de St Jean de Maurienne avant de faire la montée du Galibier, je me dis qu’il serait dommage de ne pas monter ces 2 cols mythiques qui sont non loin d’ici. En plus, il s’agit d’une boucle de 53km et non pas d’un allez et retour sur la même route. Départ donc de bonne heure ce 1er Août avec d’abord 10 km de faible descente jusqu’à La Chambre. Je croise mon voisin de camping, un belge flamant parlant peu français et de toute façon pas trop bavard, lui aussi faisant ces cols en vélos. Assez peu de cyclistes le long de cette montée mais suffisamment pour se motiver un peu. Les 2 derniers kilomètres du Glandon sont terribles. Heureusement, les 2.5 suivants pour le col de la Croix de Fer sont avec un faible pourcentage. La redescente n’est pas extrêmement rapide avec une route en mauvaise état, pas mal de lacets et la traversée de 2 villages remplis de vacanciers. La fin est dure avec une partie en remontée puis la descente encore longue jusqu’à St Jean de Maurienne. Je fait le tour complet en 3h25. Le temps moyen indiqué étant de 3h30.
Le Cormet de Roselend depuis Beaufort : 22km et 1200m. Ce jour là, sans l’avoir vraiment planifié, je réalise un véritable triathlon cycliste avec l’enchainement de 42 km de dure randonnée en VTT sur les hauteurs du lac de Roselend, puis de 10km de descente en VTT très technique pour rejoindre Beaufort et ensuite, mais après un pique-nique et un peu de repos, la montée en vélo de route jusqu’au Cormet de Roselend puis la redescente jusqu’au lac pour récupérer ma voiture.
Le col du Pré depuis Beaufort : 20.4 km et 1000m. Cette montée est classée comme mythique. C’est vrai que les 8 derniers kilomètres à plus de 9% de moyenne et avec ces nombreux lacets sur cette toute petite route sont impressionnants. Je ferais la redescente par la route qui monte au Cormet de Roselend. J’ai fait à peine plus de 9 de moyenne dans la montée. Le col du Joly depuis Beaufort : 23km et 1200m. Très longue montée mais pas trop dure puisque je fais presque du 12 de moyenne. Depuis le col, je revois la vallée des Comtamines oû j’étais en famille la semaine précédente. Super descente par la même route mais je ne fais que du 36 de moyenne. Montée au lac de St Guérin depuis Beaufort : 14km et 850m. Première montée en vélo de route pour ces vacances. Une petite mise en jambe pour la suite. Via Ferrata du Roc du Vent (non loin du Cormet de Roselend). Deux inconnues pour moi, ce jour là : Le temps sera-t-il sec et est qu’il est bien raisonnable de faire une via ferrata seul ? Pour le premier point les prévisions ne sont pas trop mauvaises pour ce jour là (mais pour le lendemain si), et, pour le 2ème point, j’ai lu nulle part que c’était déconseillé à faire seul. Je loue donc le matériel (baudriers avec 2 longes et un casque ) à Arrêches pour la journée et pars en voiture pour le refuge du plan de la Lai, départ de la marche d’approche pour la via ferrata. Un panneau indique en photo les différents passages et donne la cotation : AD pour assez difficile. Après 40mn de montée me voilà au pied de ce fameux roc du vent. Je ne suis pas tout seul. Il y a un père et sa fille avant moi, un couple et un groupe d’amis après moi. La grimpette commence assez rude le long des 400m de montée le long d’une arrête. C’est assez costaud et parfois le manque de prise m’oblige à me hisser à la force des bras sur le câble d’acier. Au sommet, on arrive sur une petite prairie pleine de fleurs et notamment de magnifiques edelweiss. J’ai l’impression de me retrouver dans Astérix en Helvétie où ils faisaient aussi de l’escalade pour chercher cette fameuse fleur. La vue depuis le sommet est superbe. On voit notamment la suite des réjouissances avec un fameux pont népalais sacrément impressionnant. Les quelques gouttes de pluie heureusement semblent avoir cessé de tomber. La via ferrata reprend ensuite pour une courte redescente. Pause pique-nique au creux du roc du vent où l’on croise de nombreux randonneurs. Un névé, bien à l’abri du soleil est toujours là. La suite est encore plus costaud et cette fois ci je suis bien seul sur ce tronçon. Je m’engage confiant sur le pont népalais bien qu’il fasse 19m de long, qu’il soit à 35m au dessus du vide et qu’il ne consiste qu’en 1 filin maintenu par 2 autres qui servent de main courante et de ligne de vie. Pourtant dès les premiers mètres, je ne suis pas du tout à l’aise. Cela tangue fortement, le sol a l’air vraiment bas et il n’y a personne au cas où. C’est pas aussi facile que en accro-branches. J’y vais alors vraiment petit à petit 20cm par 20cm. J’ai vraiment pas envie de tomber car même si je suis en sécurité avec la ligne de vie, je serais bien embêté pour remonter sur le filin. En fait, je me dis qu’il vaudrait mieux passer à plusieurs en même temps pour avoir plus de tension sur le filin (il est indiqué que l’on peut y monter à 4 maximum). Gros soulagement en arrivant à l’autre bout. Je ne sais pas si j’oserais le refaire ce passage. La suite se fait ensuite en descente. Heureusement que la ligne de vie est là, car une chute serait facilement fatale ici. Le dernier tronçon est un étonnant long tunnel qu’il faut emprunter. Il est tellement long qu’au bout d’un moment je n’y vois strictement plus rien. Solution continuer à tâtons. Mais derrière moi arrivent des gens avec des lampes. Ouf, on arrive enfin à la sortie. C’était tout de même sacrément éprouvant. Encore 30m de marche et une pause le long d’un torrent et me voilà de retour à la voiture. June 17 VTT au Lac de GardeJe reviens d'une super semaine entre amis au Nord du Lac de Garde, en Italie. Nous étions 6: Alberto l'espagnol, Miguel le Catalan, Alicia native d'Argentine, Thomas Allemand expatrié en Espagne, Mark, ami de Thomas venant directement d'Allemagne et moi, français expatrié en Espagne. Bref un beau mélange international, très sympathique. Nous parlions espagnol entre nous. Cela me fait souvent bizarre de parler avec des allemands ou des japonais (au travail) en espagnol !
Nous sommes donc parti le dimanche 8 Juin avec nos vélos avec Ryan Air depuis l'aéroport de Valladolid. Arrivée 2h plus tard à Bergamo, après quelques rotations dans les airs le temps que se termine un gros orage sur la région. A l'arrivée, nous attend comme prévu par Thomas une fourgonnette avec chauffeur pour nous mener en 2h à Arco au nord du lac de Garde. La route longeant le coté ouest du lac passe par de nombreux tunnels tellement elle passe au pied d'immense falaise. Les paysages sont superbes ainsi que le style des constructions.
Nous débarquons nos affaires dans les 2 appartements que nous avons loué pour la semaine (1 avec 4 couchages et l'autre avec juste 2). Le temps que Mark arrive en voiture, nous remontons nos vélos et les laissons dans un endroit prévu pour dans le garage souterrain de l'immeuble. Une fois Mark arrivé, nous allons faire un tour en ville à pied où nous commençons à nous gaver de produits locaux: bières, pizzas, glaces...L'ambiance de cette petite ville d'Arco est très sympa. On voit des tas de gens revenant ou partant en balade à pied on en VTT, faisant une halte au centre ville pour faire comme nous. prendre une glace, un morceau de pizza ou une bière. La zone a une très forte influence allemande, de part les nombreux touristes allemands, mais aussi parce qu'il y a encore 80 ans la zone appartenait encore à l'Autriche. A noter que Mark est arrivé avec une cargaison de 72 bouteilles de bières de 1/2 l (la moitié sans alcool). Avec les efforts et la soif de tous les jours, il faudra en acheter d'autres à la fin de la semaine. Hips !
Le soir nous retournons au centre pour manger dans un restaurant tout en regardant un match de foot de l'Euro 2008.
Le lundi, Thomas nous propose une balade de mise en jambe au nord de Arco mais qui sera tout de mêm assez dure avec pas mal de dénivelé et une dernière descente trop extrème pour être descendue en vélo. Nous faisons de grosses courses à notre retour pour la semaine.
Le mardi, nous faisons une très grande rando avec plus de 26km de montées. Nous rejoignons Riva par la route avant de commencer cette superbe mais très longue montée en balcon au dessus du lac. La vue est vraiment superbe. Il fait beau et chaud. Je suis un peu à la traîne car je n'ai pas autant d'entrainement que les amis mais ils sont sympas et m'attentent régulièrement. Ensuite, avec la fatigue de Alberto ou d'Alicia, je ne serais pas toujours le dernier. Mais Dieu que cette montée est longue. Nous faisons de nombreuses pauses pour des points de vue ou pour manger un peu. Le paysage change au fur et à mesure de la montée: on se retrouve dans des sous bois puis ensuite vers 1800m dans des zones franchement montagneuses. Longue pause au sommet dans un refuge Garda pour manger un peu. Nous entamons la descente vers le lac di Ledro. Mais ce n'est pas toujours du repos avec des sentiers techniques et humides en sous bois. Dans une longue et forte descente bétonnée, alors que j'étais le dernier de la meute, j'entend un gros bruit inquiétant dans ma roue arrière. Je m'arrête en urgence tout en criant pour que les copains m'attendent. Mais ils n'entendront pas. Les dégats sont importants. Je ne sais pas comment cela c'est passé mais le derailleur arrière s'est mis dans les rayons de la roue. Le dérailleur est cassée net en 2, j'ai 6 rayons cassés et d'autres tordus, la chaîne tordue elle aussi et coincée dans la cassette et le cadre à pris un gros coup. Bref, c'est l'horreur. Thomas remonte la piste et vient me donner un coup de main. Nous enlevons tout ce qui est cassé et je continue en roue libre. Heureusement le profil du reste de la rando est descendant. Arrivés au lac, les amis se relaient pour me pousser dans les zones planes. C'est beau la solidarité !
C'est ensuite au tour d'Alicia de nous faire une frayeur avec une chute assez violente sur un trottoir en descente d'un petit village. Heureusement elle se relevera sans trop de mal mais avec quelques echymoses. C'est vrai aussi que nous sommes bien fatigués et qu'il se fait tard (19h). Nous retrouvons cependant beaucoup de plaisir dans la descente vers Riva, par le même chemin que nous avions monté à l'aller. A Riva, nous bien le droit à une bonne pizza sur la place centrale au brod du lac. Pendant que les autres rentrent en vélo, j'attends Mark qui revient me chercher en voiture.
Le mercredi, il nous faut faire des réparations des vélos et prendre un peu de repos. Le vélociste est super efficace. Mon vélo déposé à 8h45 sera prêt à 10h, le dévoilage de la roue d'Alberto fait pour 10h07 et le réglage des freins de Thomas fait pour 10h15. Je dois tout de même déboursé 127€ pour la remise en état de mon vélo. Nous faisons ensuite 2 petites boucles mais tout de même bien dures au nord et au mont Brione. Je passe sur les pauses pizzas et glaces car nous en avons fait tellement que je m'en souviens plus trop. En bons espagnols, lorsque nous n'étions pas sur le vélo, nous passions notre temps à manger. Il faut dire que le sport cela donne vraiment appétit, que la nourriture italienne est délicieuse et les prix tout à fait corrects.
Le jeudi, nous faisons de nouveau une longue mais superbe rando du coté est du lac cette fois ci. Longue montée par une petite route pour grimper sur les contreforts du Monte Altissimo di Nago. La longue descente, technique et avec de nombreuses épingles à cheveu sera un vrai plaisir. On passe notre temps à nous prendre en photo ou à faire des vidéos. Les vues sur le lac sont toujours superbes. Nous arrivons au milieu des touristes à Malcesine. Pizza, bière et capucchino...bref je passe. Nous faisons un peu de tourisme à pied dans ce beau village avant de rentrer en ferry vers Torbole puis Arco.
Vendredi, nous montons du coté du lac di Tenno par la route. Le temps est plus humide et pluvieux ces derniers jours. Nous avons souvent de la pluie en fin de journée et pendant le nuit. Cela rend certains chemins dangereux. Sentant la fatigue des derniers jours et nous ayant un peu perdu à un moment nous rentrons tranquillement vers Riva. Mais Mark, très en forme, décide de faire seul une grande boucle. Nous arrivons sous la pluie à Riva. L'attraction sur le port est qu'il y a une rassemblement de voitures de sport, une vingtaine de Pagani Zonda, une supercar très rare.
Samedi, on se réveille avec un temps pluvieux. Personne n'est vraiment motivé pour la dernière balade. Alberto et Alicia décident d'aller en bus puis en ferry à Limone et retourner à Malcesine. Pendant ce temps, nous montons visiter à pied le chateau d'Arco, perché sur un éperon. L'après-midi et la soirée, ce sera la course pour profiter une dernière fois des spécialités italiennes. Nous terminons dans une pizzéria pour fêter la fin de cette bonne semaine, fêter les 50 ans d'Alberto (nous lui offrons un super compteur de vélo multifonctions), remercier Thomas pour l'organisation (nous lui offrons un livre sur la région et un calendrier). Thomas nous avait la super surprise en début de séjour d'offrir à chacun de nous un tee-shirt personnalisé et à notre taille sur cette semaine.
Dimanche, levé à 5h pour le voyage de retour. Alberto nous invite chez lui à midi (enfin 14h!) pour fêter encore une fois ses 50 ans avec sa famille.
Que de bons souvenirs que cette "1st International MBK week" du Sueño Deportivo de Valladolid. A voir si l'année prochaine, je me lance dans l'organisation d'une autre semaine mais en France cette fois-ci.
Des photos ce trouve sur ce site: http://picasaweb.google.com/tioneb54/LagoDiGarda
April 10 Mes 40 ans en quelques chiffres...- 18 ans d'études.
- 16 ans de travail.
- 1 an de trouffion.
- 4 ans à l'étranger (3 ans en Espagne, 4 mois au total en GB, 3.5mois au total aux USA, 1.5 mois en Grèce, 1.25 mois au Japon et 0.75 mois au Canada).
- 21 voitures.
- 5 vélos (dont 4 encore en ma possession).
- Plus de 40000km en vélo.
- 0 fractures et 0 opération (je touche du bois).
- 11 lieux de résidences (Marseille, Mtp, Mtp, Perpignan, Aix, Draguignan, Elbeuf, La CSC, Bougival, Séville, Valladolid).
- 40 sports de plein air testés et plus ou moins pratiqués.
- 26 pays étrangers visités (USA, Canada, Brésil, Mexique, Mali, Maroc, Egypte, Japon, Turquie, Portugal, Espagne, Andorre, Monaco, Italie, Slovénie, Croatie, GB, Suède, Danemark, Norvège, Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Suisse, Autriche, Liechtenstein).
- Pour finir, il faut pas croire que je sois toujours aussi actif puisque j'ai bien dû passer 13 ans à dormir....
December 09 Compte rendu de mon 2ème voyage au JaponJAPON. Novembre 2007 « Retour vers le futur »
Vendredi 16 Nov. Après une bonne et grosse semaine de travail chez mon fournisseur de Fukuyama, voilà enfin le week-end dont nous allons profiter pour visiter Kyoto. Nous prenons, moi et Matthieu, un train Shinkansen Nozomi (le plus rapide) à 17h25 pour rejoindre la gare de Kyoto. Les 2 collègues espagnols venant d’un autre fournisseur à Hiroshima nous rejoindrons plus tard à l’hôtel. Que de monde à l’arrivée dans cette grande gare ! Après renseignements à un bureau de l’office du tourisme, nous nous dirigeons vers le Tower hôtel, en face de la gare, où se trouve un des rares distributeurs de billets acceptant les cartes étrangères. Nous prenons ensuite un taxi pour rejoindre notre hôtel, situé à 3 ou 4 km au nord, non loin de la rivière et en bordure du quartier de Gion. Notre hôtel est en fait un ryokan, type d’auberge traditionnelle, proposant des chambres typiquement japonaises (tatami et futons) et, comme toujours, des bains publiques, dont je serais le seul de l’équipe, le lendemain, à apprécier ses bienfaits après une journée de marche. Nous partagerons pour ces 2 nuits une chambre avec WC et salle de bain. Ce ne sera pas le fait de dormir par terre sur des futons qui gênera le plus le sommeil de certain mais plutôt des ronflements, dont le mien mais la cause en était probablement ma prise d’un somnifère. Petite balade dans le quartier avec Matthieu et dîner dans la fameuse chaîne de restaurants japonais Wa-Zatami.
Samedi 17 Nov. Notre fournisseur nous avait réservé un tour guidé de Kyoto. Bonne idée car Kyoto regorge de tant de temples et de sites à voir, que nous aurions perdu beaucoup de temps à définir le programme de la journée. Nous rejoignons en taxi le Tower hôtel d’où doit se faire notre pick-up pour cette journée complète en bus avec guide en anglais. Petit-déjeuner dans un Starbuck, chaîne américaine de café. Départ à 8 :30 de notre tour. Nous sommes une trentaine de personnes dans un grand bus. Le temps est frais mais superbe. La première visite est pour le Nijo Castle. Il va falloir nous y habiter car il faut retirer ses chaussures pour la visite intérieure et il sera interdit de faire des photos. Nous cheminons ainsi par les allées extérieures et voyons ainsi les principales salles aux superbes murs peints mais une absence de meubles surprenante. Les photos étaient malheureusement interdites à l’intérieur. Le sol en bois génère sous nos pieds d’incroyables chants de rossignols. Il était ainsi conçu pour repérer toute approche de voleurs. Nous visitons ensuite rapidement les jardins que l’on trouvera superbes mais on en verra d’encore mieux par la suite. Nous remontons dans le bus pour ensuite visiter le Kitano Tenmangu Shrine. Là nous voyons pour la première fois de nombreux japonais (femmes et enfants) habillés en costumes traditionnels. Je suppose que c’est surtout parce qu’ils aiment être pris en photos en costumes avec de beaux arrière plans. L’autre avantage de ce tour guidé est que le prix des entrées est compris et que nous ne perdons donc pas de temps dans leur achat. Le planning de cette journée est très chargé et tous nos déplacements sont minutés. Nous visitons ensuite le Kinkakuji Temple, appelé aussi Pavillon d’Or. Dans un magnifique parc aux couleurs automnales, un monde fou se presse pour voir une des merveilles du Japon, ce fameux temple recouvert de feuilles d’or est situé au bord d’un superbe petit lac. On n’arrête pas de faire des photos tellement c’est beau. Mais que de travail derrière tout cela pour avoir cet aspect de jardins si parfait. Nous le verrons par la suite dans d’autres jardins en observant des jardiniers au travail, pas un centimètre carré et pas une branche d’arbre ne font l’objet de soins et de nettoyages intensifs. L’aspect épuré des pins, ainsi n’est pas naturel. Ils sont minutieusement taillés et « épilés » pour leur donné cet aspect que l’on retrouve aussi bien dans des jardins particuliers. La visite continue par un chemin à travers le parc jusqu’à un petit temple. Il est temps d’aller déjeuner. Tout est prévu et bien pensé pour le tourisme de masse puisqu’on nous emmène dans un handicraft center, bâtiment de plusieurs étages de souvenirs et objets artisanaux. Le 2ème étage est un self-service composé de beaux buffets et dont encore une fois le prix est inclus dans le forfait de la journée. L’après midi, nous changeons de guide et de bus pour visiter quelques merveilles de la partie Est de la ville avec pour commencé le Heian Jingu Shrine, grand temple aux couleurs orange vives et son magnifique jardin. Nous visitons ensuite le Sanjusangendo, bâtiment tout en longueur d’aspect presque banal à l’extérieur mais recelant à l’intérieur de milliers de statues parfaitement alignées. Frustrant encore une fois de ne pouvoir faire des photos mais j’en ai récupéré quelques unes sur internet que j’ai intégrées à mon montage vidéo. Dernière visite pour le Kiyomizu-dera temple, probablement le site le plus visité de Kyoto et peut être même du Japon tout entier. Les bus doivent se garer bien avant l’entrée du temple car l’accès se fait par une toute petite rue bordée, parait-il, de plus de 80 boutiques. Il y a un monde fou et il n’est pas facile dans cette foule de suivre notre guide qui avance bien plus vite que nous. Nous la retrouvons à l’entrée où elle nous donne nos billets. Il faut faire vite car le soleil se couche (il n’est pourtant que 16h15) et la lumière sera forcément plus mauvaise pour les photos. Le coucher de soleil avec la vue sur Kyoto est superbe. Ce temple présente la particularité d’être en partie hors sol. Toute sa partie sud est en effet posée sur d’énormes pilotis en bois. Petite balade dans le parc et temps libre pour rejoindre le bus. Le coté sympa pour cette fin de circuit, est que le bus fait la tournée des hôtels pour déposer tout le monde. Je raconte le dîner dans la partie « Mésaventures » de ce compte-rendu. Balade à pied ensuite dans les quartiers animés de Kyoto mais bizarrement nous avons beaucoup de mal pour trouver un bar. Après renseignements auprès de jeunes un peu éméchés, nous trouvons finalement un pub irlandais non loin de notre ryokan.
Dimanche 18 Nov. Petit déjeuner dans le Mac Donald local. Nous faisons ce jour là une promenade réputée et indiquée dans un de mes guides et qui justement part non loin de notre hôtel. Cette promenade de seulement 4 ou 5 km dans le quartier de Hihashiyama passe par un nombre important de temples. Tant est si bien qu’il faut quasiment y consacrer la journée entière. On commence donc par le Shoren-in dont les jardins sont superbes. Ensuite, c’est la visite de Chion-in avec son immense porte d’entrée, son imposant escalier montant jusqu’au temple et à ses nombreuses dépendances. Il pluvine un peu mais cela ne durera pas. On rentre ensuite dans le parc de Maruyama, remarquable notamment pas une immense statue de bouddha . En rentrant à l’intérieur de la statue on découvre 12 statues représentant chacune les différentes années bouddhistes. J’apprends ainsi que je suis de l’année du singe. La balade continue mais la rue devient de plus en plus fréquentée par tout type de monde : Beaucoup de touristes japonais, quelques rares étrangers, des riverains et quelques geishas, vision presque surréaliste. Nous déjeunons dans un petit restaurant typiquement japonais. Nous terminons notre balade nous menant vers le Kiyomizu-dera, déjà vu la veille mais que nous voulions revoir sous les lumières du jour. Toujours un monde fou dans la petite ruelle bordée de 80 boutiques montant jusqu’au temple. Nous rentrons en taxi au ryokan pour récupérer nos affaires et aller à la gare. Là aussi beaucoup de monde pour cette fin de week-end. Nous prenons des billets sans réservation et attrapons un train juste à temps. Les wagons sans réservations sont pleins. Beaucoup de gens sont debout. Mais dans les wagons avec réservation il y a des places de libres. Je propose donc que l’on s’asseye mais que l’on cède naturellement nos places si venait quelqu’un avec une réservation. Mais lorsque le contrôleur arrive, il le l’entend pas de cette oreille. Si l’on veut rester assis, il faut payer une amende. Je préfère me lever car il ne me reste que 30mn avant d’arriver à Fukuyama. Mais mes collègues qui doivent aller à Hiroshima préfèrent payer, d’autant que le prix de l’amende n’est pas trop élevé. Luis, qui lui était resté coincé debout dans le sas d’entrée du train depuis le départ n’aura pas eu la chance de s’assoir pendant tout ce trajet.
Vendredi 23 Nov. Journée très stressante. La veille, nous n’avions pas réussi à réserver des places dans un train pour Tokyo. La fille au guichet ne parlant pas anglais, je ne suis pas bien sûr qu’elle ait compris notre demande. De ces explications nous avions compris qu’il n’y avait plus de places libres dans l’après-midi. Bref, nous retournons ce matin au guichet avec Matthieu, notre traducteur. Ouf, il y a bien des places de disponibles dans un train partant à 18h25. La veille fut aussi stressante car nous n’avions toujours pas de réservation d’hôtel pour notre 1ère nuit à Tokyo et, en ce week-end de 3 jours très chargé, cela semblait « mission impossible » de trouver un hôtel de libre. Impossible même de rester dans notre hôtel de Fukuyama. Il était pris d’assaut par une multitude de mariages. A un moment, les seules places possibles étaient pour des hôtels capsules à Tokyo. Heureusement, notre fournisseur nous trouvera finalement un hôtel normal à un prix raisonnable. Cette journée de vendredi fut ensuite stressante car c’était notre dernier jour de travail et que l’on devait s’assurer d’avoir toutes les conditions pour signer l’accord de livraison de la machine. Nous avons finalement terminé tout le travail prévu mais juste à temps pour retourner à l’hôtel, récupérer nos lourds et encombrants bagages et pour ne pas rater le train. Re-ouf, nous arrivons sur le quai avec 15 mn de marges. On va pouvoir se reposer un peu pendant les 3h30 du trajet. Les 2 Matthieu nous quittent à Kyoto car ils reprennent un avion le lendemain. Mon GPS portable indiquera une vitesse maxi de 288 km/h et une moyenne de 220 km/h. Une fois arrivé, nous prenons un taxi pour rejoindre notre hôtel, le « Gimmonds ». Je me couche sans avoir dîné, trop fatigué pour sortir de nouveau.
Samedi 24 Nov. Copieux petit-déjeuner à l’hôtel. Suivant les conseils de mon guide de voyage, nous partons pour la visite du quartier de Ueno. Nous prenons un billet de métro valable toute la journée, solution bien pratique et économique pour circuler de quartiers en quartiers. Heureusement un contrôleur nous explique clairement et avec beaucoup d’entrain comment prendre nos billets et quelle direction prendre pour arriver à Ueno. Là, après nous être un peu perdu dans cette grande gare, nous trouvons le départ de la balade qui va nous faire cheminer au sein d’un grand parc très populaire. Agréable au départ car très reposante, cette balade deviendra un peu plus pénible par la suite, nous faisant beaucoup marcher dans des quartiers sans grand intérêt mis à part d’être typiquement japonais. Passage tout de même agréable par un petit temple noyé dans un ilot de verdure et dont la succession de petits toriis de plus en plus petits (pour obliger le pèlerin à se courber) est impressionnante. Nous nous perdrons un peu ensuite sur les hauteurs de Ueno au milieu de tas de cimetières. Pause déjeuner dans un endroit insolite : Un authentique chalet suisse ! Nous reprenons le métro et profitons de notre billet journée pour aller au pied de la tour de Tokyo, pale copie de la tour Eiffel mais cependant légèrement plus grande que cette dernière. D’un commun accord, nous refusons de faire les 1h30 de queue pour monter au sommet. Luis et Carlos ne sont là que pour le week-end et nous n’avons pas de temps à perdre à faire la queue. A noter cependant, que ce sera le seul lieu à visiter pendant mon séjour avec de l’attente à l’entrée. Le reste du temps, malgré l’importance des touristes, il n’y a jamais de queue, un miracle japonais ! Nous reprenons donc le métro pour aller faire un tour de coté du palais impérial avant qu’il ne fasse nuit car il fait nuit très tôt au Japon. A 16h30 en Novembre, il fait déjà noir. Le contraste entre les jardins impeccables du parc impérial et le quartier de Marunouchi avec ses buildings est étonnant. Nous allons bien sur jusqu’au fameux point de vue sur le pont et les douves à l’entrée de la résidence impérial. Le luxe de ce palais, invisible de l’extérieur et ouvert aux visiteurs seulement un jour par an, est de disposer d’une surface gigantesque de 21 hectares au cœur d’une des ville où le prix au m2 doit être l’un des plus cher au monde. Petite promenade ensuite dans le quartier de Marunouchi pour voir des boutiques de luxe, la gare qui eu la chance de rester intacte lors des bombardements de la 2ème guerre mondiale et un centre commercial où Carlos tenait absolument à voir une copie du tableau de Picasso « Guernica », en fait une pâle copie. Pause bière car nos pieds souffrent le martyr de tant de marche. Pour la soirée nous allons dans le quartier d’Akirabara, le quartier fou de l’électronique. Mais nous serons finalement assez déçu par les prix. Les boutiques Duty-Free proposant des produits aux normes européennes sont finalement assez chères. Je m’achète tout de même un nouvel appareil numérique, un Canon A720IS pour 166€ (vu a 469€ en Espagne), mon actuel ayant eu l’objectif rayé lors de sortie VTT et créant ainsi des problèmes de diffraction de lumière. Repas de pâtes dans un resto design et pâtisseries achetées dans la rue dans cette fameuse chaîne nommée « Vie de France » mais où les employés ne comprennent pas un mot de français.
Dimanche 25 Nov. Nous partons nous promener dans le quartier moderne de Shinjuku. Nous nous y sentons tout petit au pied de ces immenses gratte-ciels. Nous montons au 56ème étage d’un premier dont la vue est cependant très limitée. L’étonnant est de voir que l’ascenseur (un des 36 ascenseurs de ce building !) met presque autant de temps pour gravir les 56 étages que celui de chez moi pour gravir 8 malheureux étages. Nous montons ensuite au sommet de la tour sud de l’hôtel de ville, haute de 243m, dont la vue est beaucoup plus impressionnante sur une bonne partie de la ville, malheureusement un peu noyée ce jour là dans les brumes matinales. Il ne sera par exemple pas possible de voir le mont Fuji. Mais ce qui est globalement étonnant au Japon, est que l’on n’a pas l’impression de forte pollution atmosphérique. C’est à peine si l’on peut voir un léger nuage noir au lointain à Kyoto ou Tokyo. Les rues sont rarement surchargées de trafic. On voit surtout des gens à pied, en vélo et beaucoup de taxis qui roulent tous au gaz mais finalement assez peu de voitures particulières. Nous reprenons le métro pour aller cette fois à Shibuya, le quartier branché. Nous ne faisons finalement pas la balade proposée par mon guide mais suivons notre instinct en allant vers là où il y a le plus de monde. Et pour avoir du monde, il y a du monde ! Il suffit de voir une traversée `d’un passage piéton : Impressionnant. Des centaines de personnes qui traversent en même temps un immense carrefour. Il faut le voir pour le croire. Nous remontons à pied vers le parc de Yoyogi-koen, réputé pour être très animé les dimanches. Et pour être animé, il l’est ! C’est quasiment un zoo humain. Beaucoup de monde est juste là pour se montrer : Club de rockabilly, groupes de rocks (1 tous les 20 m le long d’un avenue), personnes promenant leur chiens habillés à la dernière mode, ou mieux, promenant leur petits chiens dans des poussettes !!! Nous mangeons sur le pouce. Le choix est grand parmi toutes ces petites échoppes ambulantes et la nourriture est bonne. Non loin de là, c’est le quartier de la mode. Des jeunes filles au look décoiffant se laissent prendre en photos. Pourquoi se montrent-elles ainsi ? Sont elles justes fières de leur look ou est-ce un moyen de se faire repérer pour je ne sais quel boulot branché ? J’insiste auprès de mes 2 collègues espagnols pour aller faire un tour dans le quartier de Ginza avant qu’ils ne retournent à Osaka pour rentrer en Espagne le lendemain, me laissant seul pour ma semaine de vacances. Ils sont d’accord mais ils n’y resteront pas longtemps. Juste le temps d’un coup d’œil et de la visite de l’immeuble SONY qui expose tous ses derniers produits. On se quitte au milieu de cette ruche. Ginza s’est un peu les Champs-Elysées japonais. Beaucoup de boutiques de luxes et des publicités énormes. Une immense avenue transversale est réservée aux piétons le week-end. Comme c’est pour moi aussi mon dernier jour sur Tokyo, je décide de profiter encore de mon billet de métro journalier pour aller dans le quartier éloignés de Ikebukuro, avec en tête principalement d’aller visiter le Toyota Showroom. Encore une fois il est difficile de se repérer à la sortie de la gare de métro. Mais heureusement je trouve au poste local de police les indications nécessaires pour y arriver. Il faut traverser un quartier très animé avant d’y arriver. Mais la visite sera finalement un peu décevante. Je m’attendais à plus de concept car et autres véhicules futuristes et non pas à toute la panoplie des 70 modèles existants. Dîner dans un petit resto japonais non loin de mon hôtel. J’ai pas réussi à me faire comprendre pour avoir de l’eau. La solution était donc de demander une bière…
Lundi 26 Nov. J’ai vu Tokyo durant un week-end, Je vais maintenant voir le changement avec un jour travaillé. On commence à voir pas mal de monde, en costard, marchant rapidement dans les rues de la ville. Ensuite, dans le métro, c’est la foule. Sacré expérience de marcher à contre courant dans les couloirs du métro. Dommage, je que je n’ai pas pensé à faire une vidéo. De même que je n’ai pas eu la présence d’esprit de filmer cette rame de métro que je suis sensé prendre et qui est pleine à craquer, les gens étant écrasés contre les fenêtres et les portes toutes embuées par leur souffle chaud. Heureusement cette rame se vide un peu avant que j’y monte. Je vais aujourd’hui à Kamakura, petite ville qui regorge de merveilles architecturales et située à 50km de Tokyo. Sitôt arrivé, je loue un vélo car les différents sites à voir sont dispersés. L’office de tourisme n’étant pas encore ouvert, je pars un peu à l’inconnu suivant quelques vagues panneaux indicateurs. Je commence ainsi par la visite de petits temples plein de charme mais loin du coté exceptionnel dont on m’avait vanté. Il me faut donc retourner à l’office de tourisme pour récupérer un plan en anglais et enfin arriver à me situer. Tout devient plus clair et je passe la fin de la matinée et l’après-midi à visiter de superbes temples, magnifiques jardins et le fameux grand bouddha de Kamakura. A sa vue, je me souviens d’une vieille couverture du magazine Géo avec la photo de cette imposante statue de 16m de haut. Kamakura est située en bord de mer et j’ai pu y voir de nombreux surfeurs attendant la bonne vague. Après avoir vu le superbe temple de Hase-dara, je vais déjeuner chez Denys, chaîne américaine, où je mangerais cependant japonais. L’après-midi est un peu une course contre la montre pour voir d’autres temples avant le coucher du soleil et pour rendre le vélo avant 17h. Je visite ainsi les temples de Engaku-ji et de Kenchô-ji (comme toujours superbes avec des jardins aux belles couleurs automnales) et rentre à la gare par une rue très commerçante. Retour en train vers Tokyo où je retourne directement dans le quartier d’Akihabara pour faire des dernières petites courses d’électroniques et notamment rendre un adaptateur de carter SD – Compactflash qui n’était malheureusement pas compatible avec mon lecteur multimédia de poche. Après beaucoup de mal, je retrouve la boutique où j’avais fait cet achat et où ils me remboursent sans problème. Je dine dans le quartier dans un fast food typiquement japonais : A l’entrée, on choisi son menu sur une machine et on paie. En contre partie on a un ticket que l’on présente aux cuistots et ils vous servent rapidement. Tout le monde mange seul et rapidement face aux cuistots qui s’activent.
Mardi 27 Nov. Ce matin, comme je n’ai pas envie d’affronter le métro surchargé avec mes 2 bagages, je prends un taxi pour rejoindre la gare centrale de Tokyo. Là, j’achète un ticket pour des trains locaux qui me sera valable jusqu’à Osaka. Je m’assure auprès de l’employé de bien comprendre que ce billet sera bien valide. Je vais ensuite jusqu’à Odawara. Là, ne trouvant pas les consignes, je me résous à prendre le bus que me mènera jusqu'à Hakone avec mes 2 gros sacs. Le trajet en bus dure plus de1 heure. La route n’arrête pas de monter au fond d’une vallée. Les arbre aux alentours sont de toutes les couleurs. Je stressait un peu de manquer l’arrêt de bus mais finalement tout se passe bien. La Guest House où j’ai réservé se situe juste à 100m de là. Accueil chaleureux et en anglais dans cette maison typiquement japonaise. Je dispose d’un chambre avec tatami et futon. Ce soir, je pourrais profiter du onsen, bain chaud (eau naturellement chaude à 40ºC, la région étant volcanique) extérieur. Je pars manger dans un petit resto japonais à coté. Ce sera la première fois que je n’aimerais pas la nourriture. Ils m’ont servi du thé vert froid et sans sucre (même en demandant, c’est impossible d’en avoir) et un bol de riz sans saveur avec une sauce d’un goût bizarre et très peu de viande. L’après-midi, je pars faire une petite randonnée qui part du village. Elle est donnée pour durer 2h30 mais je ne sais pas si c’est aller simple ou aller et retour. Cette balade longe un golf pour ensuite s’enfoncer un peu dans la forêt aux belles couleurs automnales. Au loin, on peut voir des fumeroles car il y a toujours un peu d’activité volcanique. On arrive au final au bord du lac d’Ashi. Finalement, même si je n’ai mis que 1h45, le temps était bien pour l’aller simple. Le temps étant couvert, je n’ai pas pu voir le mont Fuji. Vais-je devoir rentrer de nuit ? Finalement non car j’avais vu qu’il était possible de rentrer du lac en bus. Après donc la visite de la maison du parc national de Hakone, je prends donc un bus pour rentrer à la Guest House. Je profite d’avoir la connexion Wi-Fi pour envoyer quelques mails. Je passe ensuite un moment vraiment agréable dans le onsen. Pour le dîner, après avoir vu que la plupart des restaurants proches étaient soient fermés soient pleins, je décide de me rabattre sur la solution pratique et économique de m’acheter un plat de nouilles et un dessert à l’épicerie voisine. On réchauffe cela au micro-onde et on a ainsi un bon repas copieux.
Mercredi 28 Nov. Aie ! Le temps est pluvieux. Bon, je ne vais pas trop me plaindre car après un total de 4 semaines au Japon, c’est le premier jour avec vraiment de la pluie. Mais il va falloir que je fasse un choix. Soit rester et faire cette fameuse excursion en téléphérique et petite croisière en bateau en espérant que le temps s’améliore comme cela était prévu, ou alors y renoncer et rejoindre rapidement Kyoto. Ce fut mon 2ême choix d’autant plus qu’après renseignements et à ma grande surprise, mon trajet en train local pour Kyoto devait durer près de 7h. C’est un peu beaucoup pour seulement 250 km ! Finalement, à la gare, j’ai préféré payer un supplément pour monter dans un Shinkansen et faire le trajet en seulement 2h. Je garde un sentiment un peu mitigé de Hakone. On sent fortement que c’est un site de villégiature pour les tokyoïtes ou autres personnes de grandes villes environnantes. Les gens viennent ici pour la vue sur le mont Fuji, pour les onsens et pour les multiples activités proposées (musées, balades en téléphérique, en bateau, à pied). Ce qui est cependant super est que de nombreux services de bus permettent d’éviter d’utiliser la voiture. De retour à Kyoto, j’ai tout d’abord cherché une consigne libre pour y déposer mes sacs et ainsi pouvoir déjeuner et faire des visites de temples proches de la gare sans avoir à tout me trimbaler. Malgré les centaines de consignes, c’était cependant pas évident d’en trouver une de libre. Comme j’ai pas envie de perdre du temps à chercher un resto, je vais au Mac Donald de la gare. Ensuite je pars à pied visiter les 2 temples à proximité et le jardin de Shosei-en. Pas de bol, ces 2 temples sont en travaux de restauration. Par contre le jardin est lui bien ouvert et vraiment superbe. Un havre de sérénité au cœur de cette grande ville. Il commence à faire noir donc il est temps pour moi de prendre le métro et d’aller à l’auberge de jeunesse où j’ai réservé pour 2 nuits. Elle est située dans le même quartier que l’hôtel de la dernière fois. Je ne suis donc pas perdu. Le règlement est un peu strict et il va falloir dormir dans un dortoir de 12 personnes mais cela fera l’affaire. Je dîne encore une fois au Wa-Zatami que j’aime bien. Enfin je retourne au Shoren-in mais cette fois-ci pour le voir avec ses éclairages de nuit. Cela donne une superbe ambiance. Pas facile de faire de bonnes photos même avec le mini trépied que je m’étais acheté à Tokyo.
Jeudi 29 Nov. Pour la toilette, aujourd’hui, ce sera le onsen de l’auberge. Je quitte Kyoto pour la journée et pour aller visiter Nara, située à 50km au sud et qu’il faut rejoindre par train. Kyoto est une ancienne capitale du Japon mais Nara est une capitale encore plus ancienne, des années 730. Encore une fois, je loue un vélo à l’arrivée à la gare même si en fin de compte, cela ne sera pas vraiment utile. Je commence ma visite par une petite désillusion. Le fameux temple de Kofuku-ji décrit avec tant d’éloge dans mon guide a tout simplement disparu. Vu le panneau où je ne comprends rien mis à part la date de 2010, je comprends qu’il a été entièrement démonté pour restauration. Ensuite la visite du musée des trésors nationaux est aussi assez décevante car chère et avec pue de choses exposées. Mais j’arrive ensuite au Kasuga Taisha Shrine, appelé aussi le temple aux 3000 lanternes. Il y en a effectivement beaucoup et de tout type : en pierre à l’extérieur, de métal à l’intérieur. Ils ne les allument qu’à 2 occasions dans l’année. Cela doit être sacrément beau à voir de nuit. Je déjeune dans un petit resto japonais avant d’aller visiter le Todaiji Temple, le plus grand bâtiment en bois au monde et c’est vrai qu’il est sacrément impressionnant. Il abrite d’immenses statues dont celle d’un gigantesque bouddha. Beaucoup de monde pour cette visite notamment des tas de collégiens. Je vais ensuite voir la partie haute de Nara encore de nombreux temples. Le coté amusant est que, comme à Miyajima, il y a de nombreux cerfs dans le parc. Plutôt inoffensifs, il faut tout de même s’en méfier lorsqu’on leur donne des galettes vendues à cet effet. J’ai vu quelques personnes chargée par des cerfs lorsque ceux-ci étaient bien impatient d’avoir leur friandise. Je fini ma journée en me baladant en vélo dans les allées du parc puis dans la ville de Nara avant de rendre le vélo au loueur. Retour à Kyoto en train et dîner dans un bon resto où l’on cuisine devant vous, non loin de l’auberge de jeunesse.
Vendredi 30 Nov. Dernière journée à Kyoto. J’ai organisé plus ou moins ma journée pour finir de visiter un maximum de site. Pour commencer, il me faut donc louer un vélo à l’AJ car je vais avoir pas mal de kilomètres à faire pour voir ces sites dispersés (je ferais 36km, information donnée par mon GPS de poche). Je commence de bonne heure pas retourner à Heian Shrine dont je pensais ne pas avoir vu les jardins la dernière fois. Ce n’est qu’au bout d’un bon moment que je me suis rendu compte que j’étais déjà venu mais je n’ai pas regretté car sans la foule ce jardin est encore plus agréable. Ensuite, il me faut pédaler plusieurs kilomètres pour rejoindre le pavillon d’Argent. Contrairement au pavillon d’Or, celui la n’a jamais reçu son recouvrement de feuilles d’argent. Le pavillon est donc un peu banal mais les jardins sont superbes. Il me faut ensuite traverser tout Kyoto de l’est vers l’ouest. Je m’arrête dans le parc du l’ancien palais impérial que finalement je n’aurai pas visité car les entrées sont très limitées (il faut réserver ses entrées avant dans des créneaux horaires très serrés). Mais je me régale dans ce parc de voir des bambins d’une garderie en train de jouer avec les feuilles jaunes tombées d’un arbre. Je visite ensuite le Daitokuji Temple qui est en fait une ensemble de différents sites. L’inconvénient est que chaque fois l’entrée est payante, qu’elle est parfois un peu chère (4€) et parfois décevante car très rapide ou frustrante lorsqu’il est interdit de faire des photos (même pour un jardin zen !). Bref attention au portefeuille car on a vite fait de dépenser 40 ou 50€ en visites par jour. L’ensemble est cependant encore une fois superbe. Je m’arrête dans une épicerie pour m’acheter un plat de nouilles. Encore une fois, ce sera un très bon repas pris sur le pouce. Dans l’après-midi, je visite le jardin du Ryoanji Temple puis le Ninnaji Temple, suivant ainsi les indications de mon guide qui précise que c’est l’un des plus beaux temples de Kyoto mais qui est cependant délaissé par les tours operators. Son jardin zen est effectivement. J’aurai aimé resté pour méditer comme faisaient certaines personnes, mais la fin de mon séjour est proche et je dois penser à aller à Osaka pour prendre mon avion le lendemain matin. Je retraverse donc tout Kyoto, roulant bien souvent et comme tout le monde sur les trottoirs pour rejoindre l’AJ où je laisse mon vélo et où je récupère mes affaires. Je prends ensuite le métro pour rejoindre la gare centrale et prend un train bondé qui me mène à Osaka en une heure. Taxi pour l’hôtel (voir le chapitre « mésaventures »). Soirée à ranger un peu mieux mes bagages et à faire un dernier tour dans l’immense centre commercial dédié à l’électronique situé juste en face de l’hôtel. Repas dans ce genre de fast-food où on achète à l’extérieur sur une machine son ticket repas.
Samedi 01 Déc. Lever tôt pour prendre le bus de 5h50 qui me mènera directement jusqu’à l’aéroport. Shopping pour écouler mes derniers yens et faire mes derniers achats de cadeaux. Ma dernière vision du Japon depuis mon hublot sera pour le mont Fuji que je vois enfin. Long voyage de 13h en business class jusqu’à Londres puis ensuite vol jusqu’à Madrid où je prends une voiture de location à l’aéroport. Il est 21h mais il est pour moi 5h du matin. Le retour sur Valladolid sera très pénible à cause de la fatigue, de la nuit et du brouillard. Je serais ainsi obliger de faire une pause à seulement 50km de l’arrivée tellement l’envie de dormir était forte. Mais une fois arrivé, à 23h soit 7h du matin pour moi, j’étais frais et dispo. Il me faudra plus de 11 jours pour retrouver un sommeil normal et quitter cette fatigue que j’avais en fin d’après-midi.
Mésaventures: Pas de grosses mésaventures à narrer mais j’ai tout de même 2 ou 3 anecdotes à raconter.
- Lors de notre week-end à Kyoto, le samedi soir, nous parcourions les rues à la recherche d’un resto. Les plats présentés dans la devanture de l’un d’eux paraissaient appétissants. Je corrigeais cependant mes collègues qui voyaient là des sortes de pizzas. Je voyais plutôt des sortes d’omelettes avec beaucoup de garniture au dessus (crevettes, viande,….). Nous décidons donc d’entrer. Ce petit resto est tenu par un couple de personnes bien âgées. Evidemment il ne sera pas possible de parler anglais. Pour commander nos plats, nous devons donc sortir dans la rue et montrer les plats que nous voulions. Au bout d’un moment, on nous sert et on place sur notre table chauffante des sortes de grosses omelettes à l’allure bien différente des plats demandé. Nous patientons, étant certain que les garnitures vont nous être apportées. Mais au bout de 15mn, chacun y va de ses hypothèses : ils nous ont oublié, ou alors c’est bien ce que l’on a commandé. Impossible d’avoir des explications compréhensibles de la part des gérants. Nous nous mettons donc à manger. En fait, il devait bien s’agir de ce que nous avions commandé car les omelettes étaient bien garnies à l’intérieur de ce qui était présenté à l’extérieur. Bref, on est resté bien bêta pendant 15 mn se sachant que faire.
- Toujours à Kyoto, le jour où je devais aller visiter Nara, étant trop confiant sur la simplicité du métro, je me trompe une première fois de direction et dois donc redescendre à la station suivant pour reprendre une rame allant dans la bonne direction. Mais ensuite, n’étant toujours pas concentré, alors que je devais changer de ligne de métro, je me retrouve de nouveau dans la même ligne et vais encore une fois dans la mauvaise direction. Mais cette fois, je m’en rendu compte bien plus tard, lorsque, pensant être à la gare centrale de Kyoto, je me retrouve dans un quartier totalement inconnu avec impossibilité de comprendre où je peux bien me trouver sur différents plans. La solution est donc de retourner dans le métro et de bien lire le plan des différentes lignes, pour enfin comprendre mon erreur et enfin rallier la gare de Kyoto après une heure de perdue.
- Mon étape à Hakone était certes prévue face aux difficultés que j’avais eu de faire des réservations d’hôtels pour Tokyo et Kyoto mais c’était aussi pour voir enfin le mont Fuji. Manque de bol, ces 2 jours là le temps était bien couvert et le Fuji était donc invisible.
- La mésaventure moins amusante fut les difficultés de faire des réservations d’hôtels et de places dans les trains pour cette période de l’année. Au final grâce à l’aide de notre fournisseur nous nous en sommes bien sorti pour les réservations d’hôtels mais pour ce qui est des trains, on s’est retrouvé 2 fois à voyager debout (dans les Shinkansen , une partie des wagons sont avec réservation et les autres sans. La réservation coûtant presque aussi chère que le billet on peut être tenté de ne pas en prendre mais avec le risque de se retrouver debout si les wagons sans réservations sont pris d’assaut).
-Dernière mésaventure qui m’a bien fait rire. A la gare d’Osaka, je pris un taxi pour rejoindre mon hôtel dont j’ignorais l’adresse. Je ne comprenais pas les remarques en japonais du chauffeur mais bon il semblait toutefois bien vouloir m’y conduire. Ce n’est que 200m après être partis que j’ai compris ce qu’il voulait me dire. L’hôtel se trouvait juste là, juste de l’autre coté de la voie de chemin de fer. Bref, ce fut la course la plus courte que j’ai jamais faite en taxi : 200m !
- Ces petites mésaventures sont à compenser avec un étonnant moment de chance. En quittant l’hôtel d’Osaka pour aller prendre le bus allant à l’aéroport, je trouve au sol 4 billets de 1000 yens soit environ 25 €. Ce ne sera pas perdu pour tout le monde. Cela me permettra d’acheter un peu plus de petits cadeaux à l’aéroport.
Rencontres: 3 rencontres sympathiques lors de cette semaine de voyage seul :
- A Hakone, pendant le petit déjeuner discussion sympathique avec une jeune québequoise d’origine péruvienne voyageant depuis 3 semaines au Japon. Agréable de parler un peu français même si j’aurais aussi bien pu parler avec elle en espagnol ou en anglais !
-A Kyoto, lors d’un petit déjeuner à l’auberge de jeunesse, discussion avec une jeune et jolie japonaise qui fait un peu de tourisme et qui ne connaissait pas encore Kyoto.
- Le dernier jour, devant un temple de Kyoto, un monsieur un peu âgé m’aborde me prenant pour un américain. Il a l’air content de voir que je suis français et de pouvoir s’exprimer un peu en français. Il me raconte qu’il a vécu un peu à Genève et parle donc anglais, et un peu d’anglais et d’allemand. Il me surprend en me disant que cette année, les couleurs des arbres n’est pas terrible, les conditions météos n’ayant pas été optimales. Je venais juste de me dire que toutes ces couleurs étaient vraiment merveilleuses. Qu’est ce que cela doit être alors une bonne saison ! Il m’étonne aussi en me disant qu’il est un vieux monsieur de 75ans. Je lui aurait donné seulement 60 ans. En bon japonais, il s’excuse plusieurs fois de m’avoir dérangé. Impossible pour moi de lui faire comprendre que au contraire ce fut un plaisir et que j’aurai même aimé discuter plus longtemps avec lui.
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