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Espace perso de Benoit

June 26

VTT à Finale Ligure (italie)

“2 sd Internacional Bike Week Sueno Deportivo”  à Finale Ligure (Italie)

(Du 13 au 20/06/09)

 

Samedi  13/06/09

Après le lac de Garde en 2008, nous retournons en Italie pour cette 2ème semaine internationale de VTT du club Sueno Deportivo mais cette fois en Ligurie, à Finale Ligure, petite ville balnéaire sur la côte méditerranéenne, située à seulement 80km de la frontière française. C’est Thomas, l’allemand du groupe mais vivant toujours à Valladolid qui organise encore une fois même s’il ne connait pas la région. En fait, il a tout un groupe d’amis allemand qui viennent cette semaine et qui connaissent bien le lieu. Ils ont loué une grande maison sur les hauteurs de Finale Ligure. Quant à nous, nous avons loué 3 appartements dans une résidence de Borgio Verrezi, ville balnéaire située à 3km de Finale Ligure. Les espagnols font la route directe en 2 voitures. Ils ont loué une remorque pour les vélos. Partis le vendredi à 19h, ils arriveront le samedi vers 13h. Quant à moi, venant de Rouen, le voyage sera aussi assez long. Départ 8h30 le samedi pour rejoindre Roissy. Je laisse ma voiture dans un parking privé (Aerpark) située à Villeron, à 15mn de l’aérogare. C’est moins cher pour 1 semaine complète (79€) et l’avantage est qu’ils vous déposent et vous reprennent à votre retour directement à votre aérogare. Avec mon lourd sac de 20kg contenant mon vélo, c’est une bonne solution. Pas de problème à l’enregistrement. Je suis dans les limites de poids de bagages et je n’ai pas à payer de supplément. Vol sans histoire avec joli survol des Alpes et notamment de quelques cols grimpés l’été dernier. Il y a encore pas mal de neige en hauteur. Je voulais proposer de faire cette semaine de vélo autour du Mont Blanc mais nous avons jugé, à juste titre, qu’en Juin, c’est encore un peu trop tôt.

Arrivé à l’aéroport de Turin Caselle, la galère commence. Il y a bien une gare à l’aéroport mais je dois attendre 1h un train qui ne me mènera pas plus loin qu’au centre ville de Turin. Je ne comprends pas tout dans la machine pour l’achat du billet. J’y glisse 20€ mais ne reçois pas ma monnaie. J’ai juste un bon de 16,30€ dont je ne sais que faire. Heureusement, à un guichet de Turin, je peux me faire rembourser. De là je prends un bus qui devrait m’emmener jusqu’à la gare de Puerta Susa. Mais j’ai du me tromper de bus quand je vois que l’on tourne en ville sans passer par cette gare. Le chauffeur comprend ma méprise et me laisse à une bouche de métro. De là, je pourrais rejoindre cette gare. J’y arrive finalement 5mn avant que le prochain train ne parte pour Savonna. Mais je n’ai pas le temps d’acheter mon billet de rejoindre le quai. Il va donc que je poireaute 1 heure avant le prochain. J’en profite pour m’acheter à manger car j’arriverai tard. Je monte enfin dans un tortillard. Cette traversée de Turin avec mon vélo et mon bagage n’aura pas été de tout repos. Changement de train à Savonna et longue attente encore pour un autre train me menant jusqu’à Finale Ligure. J’y arrive à 21h40. Je retrouve tous mes copains de Valladolid. Ils sont 8, tous avec un superbe tee-shirt commémorant cette semaine de VTT passée ensemble. Nous rejoignons en voiture la résidence, La Saline, où nous serons cette semaine. Je remonte mon vélo afin d’être prêt pour la 1ère balade du lendemain. Je partage un appartement avec  Edu et Gustavo . Ils m’ont laissé le canapé lit du salon cuisine où nous prendrons tous ensemble nos petits déjeuner et dîner

Dimanche  14/06/09

Levé tôt pour être au rdv de 9h avec le groupe d’allemand à la gare de Finale Ligure. Ils ont choisi le service de navettes qui monte les vététistes en camionnettes afin qu’ils ne fassent que des descentes. Thomas et Ramon les accompagne. Quant à nous, avec  4 allemands dont 2 filles, nous montons par la route en direction du col de Melogno. Une longue montée de 15km, sous un chaud soleil mais heureusement à un rythme tranquille car les filles ont un peu de mal. Vers la fin de la montée, nous croisons nos amis descendeurs qui ont l’air de se régaler. Mais nous aussi d’ici peu feront cette même descente. Et en effet on se régale. Ce sont des chemins tracés spécialement pour le VTT de descente ; Certains passages sont très techniques mais globalement c’est faisable. On enchaîne ensuite sur un 2ème tronçon, lui aussi en sous bois. On fait souvent des pauses pour attendre les derniers.  A un moment, je cumule un peu les problèmes. Mon frein arrière fait un bruit terrible. Je décide de changer les plaquettes. Ensuite, je fais une chute un peu bête qui me blesse un peu à la jambe mais qui surtout tord fortement le levier de frein avant. Je le redresse et suis heureux de voir qu’il ne casse pas. A la fin, on recroise encore une fois nos amis ; qui sont déjà à leur 2ème descente. Nous continuons par un peu de route, puis de la piste avant d’attaquer un dernier tronçon qui nous fera arriver directement à Finale Borgo. Mais il est vraiment trop dur et on n’y prend pas trop de plaisir. Il faut souvent descendre de vélo. Il parait que c’est la zone la plus dure de la région.

Au village, il est un peu tard et la plupart des restos sont fermés. On part donc manger en bord de mer une bonne salade de pâtes accompagner d’une salade mixte et de bière. Nous retournons ensuite à Finale Borgo, où, au centre village, il y a un marchant de glace réputé. Et effectivement, on se régale. Retour à la résidence pour profiter un peu de la piscine.  Nous prenons ensuite un pot en centre ville où l’on croisera Thomas et Ramon de retour de leur longue journée de descente

Lundi  15/06/09

Aujourd’hui seuls  Mark et Axel, du groupe des allemands, nous accompagnent. On commence comme toujours par une montée sur la route mais elle est moins longue cette fois car une rejoint vite un chemin dans la garrigue. A la fin de la montée, on se souvient que c’est l’anniversaire d’Alberto (51 ans) ; Il a donc droit à son chant d’anniversaire en espagnol. Le chemin n’est pas facile. Il faut savoir rouler sur les rochers en montée comme en descente. Mais le circuit est varié. Nombreux petits problèmes techniques : casses de chaine pour Alberto et Thomas, crevaisons pour Miguel, un rayon pour moi. La fin de la balade se fait sur les hauteurs le long de la mer. Belle vue mais dommage que la zone ait brulé plusieurs années auparavant. Pas mal de poussière aussi lorsque l’on roule tous à la file. Redescente par la route. Dans une épingle à cheveu, Ramon manque de chuter et glisse sur ses pieds. Nous allons manger des morceaux de pizzas à Finale Ligure puis des glaces en bord de mer.  Retour à la résidence. Le soir, au bar, on offre à Alberto un maillot pour son anniversaire. J’ai enfin pût retirer de l’argent. La veille, aucun distributeur ne voulait m’en donner

Mardi  16/06/09

Nous sommes encore tous partant. Nous retrouvons Nelly, Axel, Christian et Mark du groupe des allemands. Après avoir rejoint par un faux plat Burnenghi, on attaque on grosse et longue montée jusqu’à  une ancienne  base de l’OTAN. Heureusement, le temps est frais en hauteur et il y a une source sur le bord de la route. Mais 15km de montée en VTT, c’est long.  Nous faisons une pause au sommet où il ne fait pas très chaud. Nous sommes dans les nuages et on voit à peine les grands aérogénérateurs situés juste là.  Et c’est reparti pour une chouette descente avec quelques passages bien techniques. Je m’arrange pour filmer les autres, soit directement sur le vélo, soit en choisissant un passage un peu dur pour les filmer les uns après les autres.  On retrouve ensuite un peu de route avant de prendre un dernier tronçon sur une ancienne route pavée. Les suspensions des vélos souffrent. Superbe arrivée sur les hauteurs de Finale Borgo et de ses églises et châteaux perchés. On déjeune encore une fois de morceaux de pizzas et de glaces. En soirée, on part boire un pot à Finale Ligure Marina, où il y a beaucoup plus d’animation que dans notre village

Mercredi  17/06/09

Alberto souhaite faire un break aujourd’hui. Nous partons donc avec Axel et Mark pour monter une nouvelle fois vers Melogno. Il fait beaucoup plus frais et en faisant moins de pauses, cette montée nous parait moins interminable. Mais nous arrivons avec la pluie. On rentre donc se protéger et se réchauffer au resto de ce col. Ambiance très sympa avec les patrons qui ont l’habitude de croiser toutes sortes de sportifs. Il suffit de voir les photos au mur avec les passages de coureurs automobiles, de cyclistes célèbres. Il n’est que 11h30 mais nous avons faim. Nous mangeons donc là de bonnes pâtes avant de reprendre la route. Au col, on rejoint une piste qui monte encore un peu puis c’est une nouvelle descente technique, pas évidente au début car le sol est un peu humide. Et la galère de ce 4ème jour commence : Chute de Ramon dans un ravin alors qu’il voulait faire un saut car il se savait photographier ; Heureusement sans gravité car la pente est dégagée et pleine de feuilles mortes mais il a bien descendu 20m en vrac. Ensuite, petite chute d’Alvaro suivie d’une plus douloureuse d’Oscar. Il a mal à l’épaule et préfère continuer à pied. Ensuite, c’est moi, qui casse le levier de mon frein avant. Il ne me reste plus que le frein arrière ce qui n’est pas suffisant. On fini donc par la route. Mais au 1er virage en épingle à cheveu, le frein chauffant, il devient inefficace. Je panique et arrive tout de même à m’arrêter. La solution pour rejoindre l’arrivée et de m’accrocher à Axel qui lui possède des freins puissants et le laisser me freiner un peu. Il nous reste tout de même 600m de dénivelé encore à descendre.  On y arrive malgré tout. Oscar part aux urgences où on lui détecte une luxation de la clavicule. Sans grosse gravité mais avec 20 jours d’arrêts. Quant à moi, je m’achète un nouveau frein complet avant.

Jeudi  18/06/09

Comme le mardi, on remonte à Nato Base. J’aurais préférer changer de coin et retourner dans la zone du lundi mais les allemands nous disent qu’il n’y a rien de mieux par là-bas.

C’est donc reparti pour une longue montée. Alberto nous a rejoint mais pas Oscar. Nous commençons par une nouvelle descente très chouette qui rejoint la route. Nous décidons de remonter encore une fois pour une dernière descente. C’est le pied. On a progressé un peu techniquement et on se fait donc moins peur dans les passages les plus pentus même s’il vaut mieux parfois mettre pied à terre. Pas de chute ni de casse de matériel. Retour à Finale Borgo par la route. Nous prenons un verre sur la place centrale. Je commence à ressentir une douleur dans le dos, coté droit. Je pense d’abord à une douleur musculaire. Cela va passer avec des étirements, me dis-je. On quitte le village pour rejoindre le bord de mer et manger des pizzas. Je retire de l’argent à un distributeur et je me retrouve seul. C’est à ce moment que la douleur commence à être très vive. J’arrive à rejoindre les amis mais je ne peu plus rien faire, la douleur devient horrible. Je sus à grosses gouttes. La bombe de froid dans le dos ne fait rien. Ce n’est pas musculaire. C’est un problème au rein. Les copains qui étaient à la fête de cette dernière journée de VTT et de se voir offrir une pizza au Nutella par le pizzaiolo se rendent compte de mon problème. Ils n’hésitent et demande à se qu’on appelle une ambulance qui arrive très vite. Je pars avec Ramon. Nos vélos seront gardés par le magasin de pizzas. Nous arrivons à l’hôpital de Pietra Ligure. Le diagnostic du médecin est clair : Colique néphrétique ou calcul rénale. C’est vrai que depuis la veille j’avais de l’urine très foncée mais je faisais attention tout de même à bien boire.  L’attente sera très longue dans les couloirs des urgences. Ils me font passer une radio puis une échographie. C’est à ce moment là que je me met à vomir sans crier gare. Je suis désolé vis-à-vis des infirmières. Une perfusion me permet de soulager un peu la douleur. Il y a même des moments où je vais plutôt bien. Alors que je suis entré à l’hôpital vers 15h30, il est 22h30 lorsqu’ils me donnent enfin un lit. Je vais prendre une douche car je suis toujours avec mes habits de cyclistes et que cela commence à cocotter pas mal. Quelques uns de mes amis m’amène quelques affaires, vêtements, téléphone et porte monnaie. Je me couche sans avoir rien mangé. Mauvaise nuit à cause d’un ronfleur car je suis dans un chambre de 4, et de la douleur qui revient parfois.

Vendredi 19/06/09

Longue matinée resté au lit. Grace à la perfusion, je n’ai pas trop mal. Vers 12h, on me change de bâtiment pour aller en urologie. Juste après être arrivé, je pars au bloc opératoire. Là, je jongle entre l’anglais et l’espagnol pour me faire expliquer ce que l’on va me faire : Anesthésie locale, caméra et laser par les voies naturelles pour aller casser le calcul et pose d’un stent pour faciliter son évacuation. C’est la 1ère fois que je suis opérer. Je n’appréhende pas trop cependant. L’opération commence peu de temps après l’anesthésie et je trouve que je ressens encore beaucoup de chose. Ils ne trouvent pas le calcul et se limitent donc à la pause du stent. Je ne m’en rends pas compte, pas plus que de la pose d’une poche. Je passe l’après midi sur mon lit, avec l’horrible impression d’avoir mes 2 jambes mortes. Mais je n’ai plus mal. J’ai heureusement un bouquin et des vidéos à voir sur mon lecteur portatif. Visite de tous mes copains le soir même. Mon repas est hyper frugal : un peu de soupe et une compote. Mes amis eux vont manger dans une pizzeria du centre de Finale Borgo.

2ème nuit à l’hôpital pénible aussi. On n’arrête pas d’entendre les sonnettes d’appel des infirmières. Je suis avec 2 petits vieux qui font un peu pitié. L’un vient d’avoir une jambe amputée, l’autre semble bien seul et sans aucune force. Malheureusement, je n’ai pas moyen de parler avec eux.

Samedi 20/06/09

Mon inquiétude est de savoir si je vais pouvoir quitter l’hôpital aujourd’hui et prendre comme prévu mon vol retour. J’ai multiplié les appels téléphoniques pour rassurer la famille ces derniers jours et pour organiser une prise en charge de mon assureur pour mon retour, si bien que je me retrouve avec un forfait épuisé que j’ai du mal à réactiver. Heureusement, on me laisse téléphoner avec le téléphone des infirmières. Certaines sont sympathiques.  Une assure que je suis surement quelqu’un de très cultivé puisque je ne cesse de répéter que je parle 3 langues mais pas l’italien. Elle me demande quel est mon boulot. La visite d’un médecin que je n’avais pas encore vu est courte. Il me dit que je suis libre de partir. Je téléphone donc à mon assurance qui m’envoie un taxi pour rejoindre l’aéroport de Turin où je pourrais prendre comme prévu mon avion.  Dernière souffrance : une infirmière m’enlève ma poche. Je retrouve mes amis espagnols eux aussi sur le départ. Ils me ramènent mes affaires. Ils se sont chargés d’emballer mon vélo et l’on laissé à la résidence. J’y passe donc avec le taxi et après 2h de route me voilà bien à l’avance à l’aéroport de Turin. Grâce à mon souci, j’ai ainsi évité mon retour galère en train. Le vol se passe sans problème. On arrive même avec 25mn d’avance. Pas de problème non plus pour récupérer ma voiture. Le seul souci est qu’il y a beaucoup de bouchons et que je dois rejoindre des amis du club VTT de La Celle St Cloud pour un barbecue.  Uriner me fait aussi terriblement mal. Soirée sympa chez Christine a se souvenir de notre traversée des Vosges, un mois avant. Projection de ma vidéo sur ce périple. Je rentre chez moi sans trop tarder.

Suite de l’aventure : Une semaine après mon retour et après plusieurs examens de radios échographie et même de scanner, mon calcul semble toujours introuvable. Je pense que je ne l’ai plus et que ce qui me gêne, c’est juste ce stent. J’espère pouvoir le faire enlever la semaine prochaine

Traversée du Massif Vosgien

Partie finale : Chatenois – Thann (181 km et 5200m de dénivelés +)

 

 

Mercredi 20 Mai:

 

Je fais la route jusqu'à La Celle St Cloud pour être au rendez-vous de 10h au pied de chez Alexandre. Nous chargeons les 10 vélos sur la remorque que nous prête le  club de Bailly et que Stéphane va tracter avec sa voiture. Nous sommes 4 dans sa voiture avec Alexandre et Philippe. Cyrille, Régine et Olivier partent en même temps que nous dans la voiture de Christophe. Nous arrivons au gite d'étape de Chatenois vers 18h. Les autres personnes du club arriveront plus tard. Nous retrouvons 2 anciens du club désormais installés en Alsace, Sabine et Thierry. Nous faisons aussi la connaissance de Valérie, une amie de Cyrille et habitant aussi la région. Nous prenons un pot après diner sur la terrasse du seul bar ouvert.

 

Jeudi 21 Mai: (30 ,5km 1071m)

 

Ma nuit n'aura pas été très bonne, Philippe étant un gros ronfleur.

Le temps n'est pas très beau; Il a plu durant la nuit et le ciel est toujours menaçant. Nous nous préparons tout de même. 9h30, heure du départ pour cette courte journée. Il n'est prévu que 30 km pour rejoindre notre auberge du coté d’Aubure. Cyrille a prévu une boucle optionnelle de 20km pour ceux qui en veulent un peu plus.

La piste commence par une longue montée. Le terrain n'est pas trop boueux. Nous voyons au lieu le château du Haut Koenigsbourg que nous devons rejoindre en déviant un peu du tracé de la TMV, Traversée du Massif Vosgien, itinéraire balisé pour les VTT. Les différents chemins pour mener au château sèment un peu le doute parmi la troupe. Certains terminent donc par la route tandis que d'autres comme moi, choisissent un beau chemin grimpant directement jusqu'au pied de la boutique de souvenir située à l'entrée du château. Longue pause au milieu des touristes en voitures, motos, ou vélos de route. Au moment de repartir, Michel s'aperçoit qu'il a crevé. Petite descente assez piégeuse mais très sympa avant de retrouver les classiques pistes de la TMV. Nous faisons notre pause pique-nique au abord d’un refuge. Nous retrouvons Eric, qui a déposé la voiture au point d'arrivée et nous rejoint en faisant le parcours en sens inverse. Il fait une grosse chaleur qui ne va pas durer très longtemps puisque le temps virera après notre pause à l'orage. Nous repartons donc sous les gouttes d'eau. Au plus fort de l'orage, il pleut des trombes d'eau et de la grêle. Raphael se rend compte qu’il a du laisser son téléphone o l’endroit du pique nique. Il fait demi-tour avec Eric pour aller le rechercher. Heureusement que le chemin est en montée pour ne pas attraper froid et ne pas se projeter de la boue de partout. Comme l'auberge est un peu éloignée du tracé de la GTV et que nous sommes déjà bien fatigués, on décide d'aller directement à l'auberge et ne pas faire cette boucle optionnelle. Il est donc assez tôt lorsque nous arrivons à l’auberge du Petit Haut mais entre la douche, le lavage des vélos et une partie de Uno, on arriva vite à l'heure du dîner. Très bon repas régional avec un copieux rösti. Le logement est confortable avec des chambres de 2, 3 ou 4 lits.

Moi et le vélo avons un peu souffert. Je manque d’entrainement et le vélo n’est pas en très bon état (roulement de la roue arrière bruyant). De plus, l’amortisseur arrière n’est pas assez gonflé par rapport à mon poids. Ce sera corrigé pour le lendemain et cela ira beaucoup mieux.

 

Vendredi 22 Mai:   (64.2km 1863m)

 

Le temps est maussade. Bon petit déjeuner avec notamment du Kouglof. On rejoint la TMV par un peu de route. Ensuite, c'est reparti pour ces grandes pistes, servant aux fondeurs en hiver, et qui restent souvent à flanc de coteaux. Au col de Bagenelles, nous sommes surpris par une grosse ondée. Certain se mettent à l’abri sous un petit refuge, d’autre dans un local à poubelles. Nous retrouvons les voitures au col du Bonhomme de  mais vu le temps frais et la concentration de motos passant par ce col, nous décidons de continuer un peu notre route. Après des passages pas évidents sur des sentiers spongieux, nous arrivons au milieu des pistes de la station de ski du lac Blanc. Il nous faut être prudent car nous croisons plusieurs pistes réservées aux descendeurs en VTT. Le télésiège fonctionne et il est plein de vététistes. Impressionnant. 2 raisons à cette affluence. C'est une des 1ère station à ouvrir son télésiège dans la saison et le week-end suivant, un grand championnat de VTT de descente est prévu ici même. Pas mal de monde est donc là pour s'entrainer. Nous passons sous la piste noire qui propose un impressionnant saut d'au moins 4 mètres à partir d'une passerelle en bois et donnant directement sur un gros virage relevé. Il nous reste encore un gros bout de montée pour rejoindre le haut des pistes et le col du Calvaire. Il est alors temps de faire une bonne pause pique-nique, en essayant tant bien que mal de nous protéger du vent. Le groupe se redécoupe à la reprise, certains rentrant en voiture, d'autres par la route et nous continuant par les chemins. Certes la trace est superbe, passant de lacs en lacs (lac blanc, lac noir, lac vert) et la paysage est grandiose mais les dernières cotes, notamment les 5 km par la route jusqu'au col de la Schlucht sont terribles et même pénible vu le nombre de motos bruyantes nous doublant à toute vitesse. Nous faisons une pause au à ce très animé col avant de reprendre le chemin qui, bien qu'en léger faux plat montant est très crevant. Nous arrivons au refuge du Sotré qui fait face à un magnifique point de vue sur le lac de Longemer au loin. Nous partageons ce grand refuge avec un grand groupe de marcheur. La nuit se fera en dortoir. Je râle un peu car arrivant dans les derniers, je vais devoir partager un lit double avec Philippe, ce gros ronfleur. Heureusement, Marcel lui propose une pastille miracle. Cela s'appelle "Douce Nuit" et c'est assez efficace. De mon coté avec un demi somnifère, la nuit sera finalement bonne. Très bon repas avec soupe, jambon à l'os, purée locale. Pour le dessert, grosse surprise pour Cyrille dont c'est l'anniversaire. 1 beau gâteau aux fraises avec ses 41 bougies et un autre gâteau aux framboises + champagne et des cadeaux très vtt (gants courts et poche à eau). Nous sortons tous ensuite pour assister à un superbe coucher de soleil sur la France. Comme la veille, la fatigue aidant, on se couche tôt.

Bonne nouvelle après cette longue journée. Mes nouvelles semelles orthopédiques semblent bien fonctionner. Je n’ai plus cette douleur atroce qui m’arrive parfois à la plante du pied gauche après 3 ou 4h de vélo.

 

Samedi 23 Mai: (46.1km 1335m)

 

Les 1ers kms sont bien faciles puisque l'on reprend le chemin en faux plat mais désormais descendant de la veille et surtout les 7 kms de route pour rejoindre la piste. Le temps est enfin beau. Nous montons jusqu’à Le Gaschney puis ce sera une longue descente vers le lac de Schiessrothried où nous pique niquons sous un beau soleil. Mais la journée est loin d’être finie. Il faut encore rejoindre Mittlach et de là se taper 10km de montée sur une bonne piste qui en épuisera plus d’un. Le groupe se sépare encore une fois. Normalement c’était pour un cours moment mais finalement les autres finiront par la route. Par les chemins, il nous faut encore faire une petite grimpette sur une colline herbeuse d’où au sommet des gens font voler des planeurs radiocommandés. La longue descente en sous bois jusqu’à l’auberge de Steinlbach est superbe. Dommage que tout le monde n’ai pas eu la force de faire cette dernière partie. Nous trouvons beaucoup de monde  sur la terrasse de l’auberge. Encore une fois, nous nous préparons un bon apéro en sortant nos bouteilles de blancs et nos pots de rillettes de dessous la table. Encore un fois, nous avons droit à un bon repas vosgien avec soupe et une copieuse tartiflette. Nous discutons avec un groupe de belges qui font aussi la TMV et avec qui nous feront quelques kilomètres ensemble. Ils ont chacun un GPS et bizarrement, ils ne roulent pas toujours ensemble, chacun préférant rouler à son rythme.

 

Dimanche 24 Mai: (40,6km 954m)

 

La nuit n'a pas été trop mauvaise malgré que l'on ait été entassé à 10 dans un petit dortoir. A noter tout de même le hurlement d'Alexandre, lorsque Michel descendant de son lit superposé en pleine nuit posa son pied sur sa tête. Nous faisons nos sandwichs sur la terrasse même s'il est prévu d'en terminer avec cette TMV en fin de matinée. Le profil est globalement descendant pendant les 18km qui nous mènent à Markstein, de bien belles descentes d'ailleurs. Aujourd’hui, il fau déplorer plusieurs petits incidents techniques et quelques chutes, notamment celle de Jean-François hiver qui chute dans du barbelé. Son cuissard est déchiré et il a une grande entaille au bras. Mais il a toujours la forme et j’aurai beaucoup de mal à le suivre en le filmant des les descentes. A Moosch, la plupart du groupe choisi de rejoindre Thann par la piste cyclable afin d'éviter les derniers kilomètres qui remontent sur les hauteurs des Vosges pour ensuite redescendre directement sur Thann. Nous ne sommes donc plus que 6, Cyrille, Régine, Valérie, Eric, Raphael et moi et effectivement, encore une fois, il faut se taper une longue montée de 5 km, puis une succession de petites montagnes russes jusqu'au col de Hundsruck. En haut de la cote on se perd un peu, les plus forts partant trop loin devant puis ceux derrière suivant les belges qui se trompent aussi. Heureusement le GPS permet de ne jamais se tromper trop longtemps. Au col, on retrouve un peu de civilisation. Après un rapide coup d'œil sur la vallée depuis un monument aux morts,  c'est enfin de la redescente très agréable jusqu'à Thann. Nous jetons un œil rapide sur la l'église de Thann avec son beau toit multicolores avant de rejoindre sur le parking de la gare le reste du groupe qui aura bien eu le temps pendant les 2 heures de notre attente de se doucher dans une salle de sport de la ville, de déjeuner et de charger les voitures. Stéphane étant pressé de rentrer, j'ai juste le temps de me changer et de mettre mon vélo sur la remorque et nous voilà de retour vers Paris. Nous prenons l'autoroute tout du long. Quelques bouchons en arrivant mais pas aussi important que l'on pouvait imaginer pour ce retour d'un long week-end de l'Ascension. Retour sur Rouen vers 22h. 

 

November 17

Vacances à Ténériffe

Samedi 08/11/08.

Je rejoins Orly Ouest via le train depuis Bougival, les RER A et B puis l’Orlybus.

Heureusement que j’arrive avec 1h d’avance car le vol est finalement prévu 25mn plus tôt. Je n’étais pas au courant de l’application des horaires d’hiver. Bref passage au salon VIP auquel me donne droit ma carte Iberia Or avant d’embarquer pour Madrid. Le vol est payé par Renault puisqu’il s’agit de mon vol retour d’Espagne (l’AR étant moins cher qu’un aller simple). L’AR Madrid Ténériffe sera lui aussi gratuit grâce à mes miles accumulés avec Iberia ces dernières  années. Après le dernier contrôle, j’entends que l’on m’appelle. « Zut, quel problème vont-ils m’annoncer ? » En fait aucun, ils me proposent gracieusement une place en classe affaire, ma carte Iberia Or doit y être pour quelque chose. Je profite donc lors de ce voyage d’un bon petit repas et une place avec pas mal d’espace. Arrivé à Madrid, je suis en terrain connu puisque je commence à bien connaître l’immense terminal T4. J’avais prévu large pour l’escale avec un second vol pour Tenerife à 17h. Or j’ai finalement  le temps de prendre celui de 15h. Je demande donc à changer et cela se fait sans problème sauf que j’ai peut être le risque d’être en surbooking. Finalement, je peux le prendre sans problème. Le confort sera beaucoup plus spartiate, au fond de l’avion et avec le dossier de devant dans les genoux. A l’arrivée, ma petite inquiétude était vis-à-vis de l’agence de location de voiture. Ayant réservé par internet auprès d’une compagnie low-cost (Seulement 110€ la semaine pour une Seat Ibiza chez Auto Reisen), je m’attendais à avoir je ne sais quelle mauvaise surprise. En fait aucune sauf qu’ils m’ont fait attendre 30mn car j’arrivais plutôt que prévu. Le temps est gris et pas très chaud. A voir la voiture, je comprends un peu pourquoi c’est du low-cost : modèle pas très récent avec déjà 60000km au compteur, quelques coups sur la carrosserie et intérieur un peu sale.

En 20mn d’autoroute j’arrive à mon hébergement, la pension San Pedro située à Los Regaledos. Il s’agit de 5 chambres donnant sur un petit jardin donnant lui-même sur une belle vue sur la mer. C’est tenu par un couple d’allemands. Chaque logement a une petite terrasse. C’est bien et vraiment pas cher : 203€ pour la semaine, pdj compris. Je prends la voiture pour chercher un  resto. Je vais finalement sur la plage de San Marcos ou je déguste sur la terrasse de bonnes pâtes maison et un bon tiramisu.

 

Dimanche 09/11/08

Direction le volcan du Teide pour voir ces fameux paysages volcaniques. Il faut d’abord se taper 40km de montée à travers les urbanisations côtières premièrement, puis la forêt et enfin le désert volcanique du Teide. Le prix du téléférique pour monter au sommet me refroidit un peu (25€ AR). Je préfère m’acheter une carte des randos à faire sur l’île et un sandwich que je mangerais lors de la 1ère rando que j’attaque non loin de là à travers la « Montagne blanche ». Pas mal de voiture et de monde au départ de cette balade. Les paysages est superbe avec son coté lunaire et ces boules de laves qui se sont formées sur le même principe que des boules de neige. Il reste d’ailleurs quelques plaques de neige, restes d’une chute de neige qui a du être récente car bien que l’on soit au dessus de 2500m, il fait tout de même assez chaud au soleil. Au sommet, très belle vue sur l’immense caldera du volcan. Redescente par le même chemin. Retour par la même route avec un arrêt à un centre des visiteurs offrant une expo intéressante sur le volcanisme. A Puerto de la Cruz, je visite le superbe parc botanique avec beaucoup d’espèces de plantes tropicales  du monde entier. Je pars ensuite visiter la ville très touristique et sans grand charme. J’y retourne le soir même pour manger dans une pizzéria.

 

Lundi 10/11/08

Après avoir étudié les balades à faire, je pars en voiture pour la pointe de Teno en longeant la côte. Le petit déjeuner étant très copieux, je fais comme chaque jour de la semaine : Je mets de coté la charcuterie et le fromage dans du papier alu et je m’achète du pain et des fruits, cela me faisant un pique-nique très économique.

A lapointe de Teno, je me plante un peu sur le départ de la balade et perd donc un peu de temps. La balade proposée est courte mais jugée très dangereuse car passant au pied des falaises. Il est même écrit qu’il ne faut pas la faire seul. Gasp ! J’y vais qu’en même en me disant que je verrais bien  sur place. Le début est tranquille. On chemine à travers des cactus et des plantes grâces; Mais effectivement au pied des immenses falaises de « Los Gigantes » le chemin devient franchement dangereux et peu entretenu. Une glissade et c’est 200m de chute. Prévoyant, je fais donc demi-tour ; Belle vue sur l’île de la Gomera située à 30km de là. Je reprends la voiture pour une petite route de montagne vers Teno Alto, petit village en cul de sac, surplombant les falaises. Autre petite balade tranquille qui me mène jusqu’au dessus d’un falaise de 600m nommé « El Fronton ». Vue impressionnante mais je m’attendais à un plus grand à pic. Au retour, je prends un pot au petit bar local de Teno. Discussion sympa avec des randonneurs belges et un couple d’espagnols de Fuerteventura. On s’échange notamment les coins à ne pas manquer.

Longue route de montagne au retour en passant par l’impressionnante gorge de Masca puis par Santiago del Teide ; Avant le coucher de soleil, je vais me baigner à la plage de San Marcos. L’eau est bonne et cela fait du bien avec ces balades et ces longs kilomètres fait en voiture. Dîner au resto situé juste à coté de la pension. Je mange du poisson local accompagné des fameuses petites pommes de terre en robe des champs.

 

Mardi 11/11/08

Je consacre ma journée au fameux Loro Parc, grand par zoologique à Puerto dela Cruz attirant des millions de visiteurs chaque année. C’est un équivalent de Seaworld ou Marineland avec une partie zoo et des shows avec des animaux. L’entrée coûte un peu cher (31€) mais ça les vaut même si c’est un peu l’usine à touristes. La végétation est superbe, tout est bien propre et  mis à part une multitude de perroquets (c’est l’origine du parc) assez peu d’animaux sont présentés car ils ont visiblement préféré jouer la carte de la qualité avec superbes animaux (gorilles, crocodiles, suricates, chimpanzés, aquarium avec requins). Les shows sont sympas (otaries, dauphins, perroquets, orques). Il y avait beaucoup de monde. Encore heureux que cela soit une basse saison. Courant d’après-midi, je pars faire un peu de bronzette sur la plage de sable noir située non loin de là. Mais pas de baignade car les vagues étaient vraiment grosses. Retour le soir même en ville où je dîne dans un resto pas cher et bon proposant un repas local pour à peine plus que 7€

 

Mercredi 12/11/08

J’ai prévu de nouveau une journée randonnée, du coté de la pointe de Anaga, à l’est, cette fois ci. Il fait toujours beau. Un peu frais en matinée et le soir à partir de 18h quand le soleil se couche mais sinon il fait entre 20 et 25°C. Après l’autoroute jusqu’à Laguna puis une petite route de montagne, j’arrive à Afur, cul de sac, non loin de la mer. La balade consiste en une boucle de 12km qui rejoint la mer, puis longe la cote jusqu’au village de Tanagana  avant de passer un col pour redescendre sur Afur. Ambiance très sauvage avec très peu de monde et côte déchiquetée jusqu’à Tanagana. Je me perds un petit peu avant de trouver le bon chemin qui monte jusqu’au col. La fin de la balade sur la route est un peu pénible pour les pieds. La pause coca au bar local sera la bienvenue. Je reprends la voiture pour continuer la route le long de la crête et redescendre ensuite jusqu’à la plage de Las Teresitas, une belle plage de sable blanc, importé du Sahara, située non loin de Santa Cruz. L’eau est à bonne température mais dehors avec le vent il fait un peu frais. Je fais ensuite un tour à Santa Cruz mais il fait déjà nuit. Je passe alors le temps dans la très moderne médiathèque. Retour de nuit à Puerto de la Cruz et repas dans une cafétéria d’un centre commercial.

 

Jeudi 13/11/08

Retour au Teide pour plusieurs petites balades que j’ai repérées. D’abord celle de Roques de Garcia au pied du Teide. La plupart des touristes se contentent de la vue, mais une petite balade de 1h  à permet de faire le tour de cette crête de lave solidifiée offrant différents aspects de formation rocheuse. Au centre de visiteur, je pose une question qui me taraudait depuis le premier jour. Pourquoi voit-on des tas de 4x4 le long des routes du Teide avec des cages pour des chiens ? Il s’agit en fait de chasseurs de lapin. Il est interdit de chasser avec des fusils. Ce sont donc les chiens, une race spécifique aux Canaries avec des chiens très maigre, qui ramènent les lapins.

Je change ensuite de lieu pour le village de Vilaflor d’où part une balade pour une vallée lunaire que m’avait conseillé le groupe de belges du 1er jour. Mon guide suggère de faire l’approche en voiture par 8km de piste puis de faire une courte balade à pied. J’ai l’impression de me retrouver comme aux USA sur ce genre de piste où l’on se demande si ce sera carrossable jusqu’au bout. Ouf, oui ce sera bon même si la voiture sera couverte de poussière. La balade est finalement un peu décevante quand on connait déjà les carrières d’ocres de Roussillon car la zone est petite.

Je me dépêche maintenant car je voudrais faire une 3ème petite randonnée avant que la nuit ne tombe. Il s’agit d’une boucle aux alentours de la dernière éruption qui eut lieu en 1909. Le chemin passe dans une pinède aux forts contrastes de couleurs. Les épines sont d’un vert très lumineux alors que les troncs sont noirs. En fait ils sont carbonisés. Il y a du y avoir ici un incendie de forêt récemment mais c’est étonnant de voir que les pins ont bien résisté et l’on voit qu’ils ont de nombreuses nouvelles repousses. Toute la couronne de forêt autour du Teide est bien verte bien que l’île soit très peu arrosée. En fait, les arbres captent l’humidité des nuages qui stagnent souvent à cette altitude comme ce fut  le cas lors de cette balade, lui donnant un aspect un peu fantasmagorique.

Retour par Santiago del Teide. La moyenne n’est que de 45km/h sur ce genre de route. Dîner au resto à coté de la pension.

 

Vendredi 14/11/08

Dernier jour. Il me reste à faire la route des crêtes qui part de Laguna et qui remonte jusqu’au Teide. Les premiers kilomètres se font dans les nuages mais après, une fois au dessus des nuages, c’est du grand beau temps. Les points de vue sur le Teide et sur la vallée de Oratava sont superbes. A la redescente, je m’arrête à Aguamensa, départ d’une chouette balade en corniche. Comme toujours la végétation est très chouette. Mis à part quelques châtaigniers sur l’île, aucun arbre ne montre que l’on est bien en Automne. De jolis points de vue lors de cette balade où je croise pas mal de monde mais comme toujours des allemands, l’île en est envahi.

Fin d’après midi à Puerto de la Cruz où je déguste une bonne glace.

Pas de dîner ce soir, j’avais la flemme de sortir.

 

Samedi 15/11/08

Après le petit déj et avoir payé le logement, retour à l’aéroport. Pas de soucis pour le retour mis à part les 1h30 de retard de l’avion de Easy jet qui devait me ramener de Madrid à CdG. Moi qui stressait un peu  de savoir si en 1h30 j’aurais le temps de récupérer mon sac et changer de terminal, j’aurais finalement largement le temps. Arrivée vers minuit après avoir pris le RER B puis A puis le train.

 

Je n’aurai pas tout vu de l’île de Ténérife. Ce n’était pas le but non plus. Mon choix à était d’éviter toute la partie sud, encore plus touristique et ne présentant, parait il que peu d’intérêt. Donc une semaine aura été une bonne durée et j’ai apprécié cette 1ère expérience de vacances et de beau temps en plein mois de Novembre. Me voilà en forme pour mon déménagement et mon installation à Rouen

 

September 01

Fin d'expatriation et 1ères impressions

La tournée des adieux :

 

Mes dernières semaines à Valladolid auront été bien chargées avec le bouclage de mon travail, le transfert des affaires en cours à mes collègues ; l’organisation de mon retour et la tournée des adieux auprès des amis et collègues. Cette tournée aura commencé un mois avant mon départ avec une journée barbecue avec les copains vététistes. Ce fut une journée très sympa passée dans la pinède de la localité de Viana. On a passé l’après-midi à manger, boire et jouer. J’ai fait un discours d’adieu en remerciant un par un tous les membres  du club avec qui j’aurais passé de bons et ils m’ont offert un superbe casque qui m’a fait très plaisir.

Il y a eu aussi un pot de départ avec les francophiles le vendredi 21 Juillet sur la plaza Colon, non loin de chez moi. Nous n’avons jamais été aussi nombreux et c’était aussi bien sympa. De nouveau j’ai été très gâté  avec un superbe livre sur la région et un cadre photos numérique. A 21h30, comme annoncé, je devais les quitter pour rejoindre ensuite des copains pour une première et unique sortie de nuit en VTT. Mais, après m’être changé et équipé, je retournai à la plaza Colon pour un dernier adieu et pour l’amusement de me montrer avec mon ‘déguisement’ de vététiste.

La sortie de nuit fut une belle expérience. Après le levé de la pleine lune, on voyait relativement clair si bien qu’à la fin nous avons délaissé les grandes pistes pour les petits sentiers au pied de Cabezon. A l’arrivée, à 1h30 du matin, nous prenions un pot à Valladolid.

Nous avons fait aussi une soirée tapas le lundi suivant avec les amis vététistes mais là aussi il a fallut vite se défausser pour assister avec Alicia et Willy a un concert en plein air de Gospel-Jazz dans le cadre des nuits de San Benito.

Au travail, je faisais le lundi midi mon pot de départ entouré d’une vingtaine de collègues et le lendemain avec mes collègues les plus proches et mes chefs nous sommes  allés dans un bon restaurant de Valladolid (La mareas de Castilla, calle Peru). Mon cadeau de départ n’a pas été la classique montre Renault mais un grand sac de voyage à roulettes qui remplacera à la perfection mon ancien grand sac qui été sans roulettes.

 

Impressions :

 

C’est sur que c’est un gros pincement au cœur de devoir quitter autant de bons amis mais bon, je suis aussi content de rentrer en France, de changer un peu d’air. En fait, 3 ans en Espagne aura été une très bonne durée. Cela m’aura permis de bien apprendre et maîtriser la langue, bien visiter une bonne partie du pays et me faire de bons amis. En restant plus longtemps, je serais peut être rentré de plus en plus dans du train train quotidien. De toute façon, je n’ai pas de regrets à avoir car mon contrat se terminait ainsi que  la partie la plus intéressante de mon travail. Et puis en France, en principe un autre projet intéressant m’attend et je pense retrouver avec plaisir de nombreuses vieilles connaissances.

 

Un mois après mon retour en France, l’impression d’avoir tourner la page est forte. J’ai retrouvé mon appartement de Bougival comme si rien n’avait changé et je retrouve l’usine de Cléon aussi sans grand changement. Je n’ai rien oublié de mon français et j’ai l’impression que l’espagnol est déjà loin. Mais, cette impression est vite oubliée lorsque je tombe sur un mail ou un livre en espagnol et que je vois que je comprends tout, naturellement.

 

Qu’est ce qui va me manquer de l’Espagne ?

- Comme dans « Bienvenue chez les Cht’is »,  en arrivant à Valladolid on aurait envie de pleurer (région désertique, pas d’amis et pas de maîtrise de la langue) mais quand il faut repartir on aurait aussi envie de pleurer (quitter de bons amis, une ville et une région finalement très attachante).

- Les sorties entre amis avec cette tradition de passer d’un bar à un autre.

- Le fait de vivre en centre ville sans en avoir trop les inconvénients mais je compte bien retrouver ces mêmes conditions de vie sur Rouen.

- Avec ces horaires spéciaux, c’était agréable d’avoir beaucoup de temps de libre en fin d’après-midi.

- un coût de la vie qui, même s’il n’est pas très faible, est tout de même meilleur que en France notamment le prix de l’essence, des légumes  et des boissons dans les bars.

 

Qu’est ce que je devrais ne pas regretter de l’Espagne ?

 

C’est peut être un peu tôt pour répondre à cette question mais il y a déjà quelques points qui sont clairs :

- les horaires espagnols : Déjeuners et dîners tard (grosso modo 15h30 et 21h pour moi mais avec des records à 17h30 et 23h).

- Le manque de diversité dans la nourriture.

- La difficulté parfois, à cause de la langue et la non connaissance du pays, pour certaines démarches.

- La télévision espagnole avec peu de programmes de qualité, beaucoup de publicité et des films terminant trop tard.

August 24

Vacances sportives dans les Alpes

Col du Télégraphe et du Galibier depuis St Michel de Maurienne: 2098m de montée, 68km dont 34 de montée. C’est le dernier jour de mes vacances dans les Alpes et maintenant que je suis bien entraîné et acclimaté, je me sens prêt pour attaquer la plus longue montée que j’ai jamais faite en vélo. Pour l’avoir déjà fait en voiture, il y a quelques années, je sais que cela va être long et costaud. Il faut d’abord avaler les 10 kms avec  lacets jusqu’au col du Télégraphe, ensuite petit repos avec 5 kms de redescente jusqu’à Valloire et ensuite les 19 kms restants jusqu’au col. Je ne croise pas trop d’autres cyclistes jusqu’à Valloire. C’est après qu’ils sont beaucoup plus nombreux et c’est motivant de pouvoir en doubler  régulièrement. Je ne pense pas avoir été très rapide mais très peu m’ont doublé. Comme pour le Gandon et le Cormet de Roselend, on voit régulièrement des inscriptions à la peinture sur la chaussée d’encouragements des grands champions du tour de France. Dans les 10 derniers kilomètres, un vent parfois assez fort me gêne dans ma progression mais j’ai un bon rythme, lent mais régulier, je ne ressens pas trop de fatigue ni de manque d’oxygène. Le dernier kilomètre est interminable mais heureusement le goudron a été partiellement refait et la plupart des voitures passant par le tunnel me laisse un air un peu plus pur. Un photographe professionnel posté dans un virage a les temps de me faire 4 photos et de me donner une carte avec l’adresse du site internet où je pourrais les voir et les commander éventuellement. Me voilà enfin au col à 2675m. J’ai mis 3h05. Je suis content car j’avais lu que le temps moyen de montée est de 3h30. Il ne fait pas trop froid : 15ºC me dit un automobiliste. J’aurais bien aimé que quelqu’un me prenne en photo et me l’envoi par mail ensuite devant la plaque du col mais cette plaque est couverte d’autocollant et c’est à peine si l’on voit le nom du col et l’altitude. Tant pis. Après avoir profité de la vue sur les Ecrins, je me lance dans une autre épreuve avec 19km de descente, puis 5 km de remontée qui risque d’être bien dures et les 10 derniers km de descente.  J’ai toujours une petite appréhension avant de m’élancer : Que se passerait-il si un pneu éclatait en pleine vitesse ? Allez hop c’est parti avec toujours cette griserie de la vitesse et ce plaisir de doubler les voitures. Je fais bien attention car le vent, toujours fort, me déstabilise. A 55km/h, je me fais doubler par 2 autres types. Impressionnant. A Valloire, je m’arrête pour ôter mon coup vent. J’ai fait les 19km à 43 km/h de moyenne. Je n’en reviens pas que des cyclistes professionnels aillent encore plus vite sur des étapes de plat. La remontée sur le col du Télégraphe est longue mais pas trop dure. Ensuite, pour les 10 derniers kilomètres, je serais extrêmement prudent  dans les virages car la pluie commence à tomber. Je croise plein de gens qui commencent la montée. Ce n’est pas forcément une bonne idée si le temps se gâte. Je retrouve la voiture à 13h30. Il est temps de rentrer à Bougival.

 

Col du Glandon et de la Croix de Fer : Tour au départ de St Jean de Maurienne. 1600m de montée et 53km. Je n’avais pas planifié de monter ces 2 cols mais comme je me suis installé au camping de St Jean de Maurienne avant de faire la montée du Galibier, je me dis qu’il serait dommage de ne pas monter ces 2 cols mythiques qui sont non loin d’ici. En plus, il s’agit d’une boucle de 53km et non pas d’un allez et retour sur la même route. Départ donc de bonne heure ce 1er Août avec d’abord 10 km de faible descente  jusqu’à La Chambre. Je croise mon voisin de camping, un belge flamant parlant peu français et de toute façon pas trop bavard, lui aussi faisant ces cols en vélos. Assez peu de cyclistes le long de cette montée mais suffisamment pour se motiver un peu. Les 2 derniers kilomètres du Glandon sont terribles. Heureusement, les 2.5 suivants pour le col de la Croix de Fer sont avec un faible pourcentage. La redescente n’est pas extrêmement rapide avec une route en mauvaise état, pas mal de lacets et la traversée de 2 villages remplis de vacanciers. La fin est dure avec une partie en remontée puis la descente encore longue jusqu’à St Jean de Maurienne. Je fait le tour complet en 3h25. Le temps moyen indiqué étant de 3h30.

 

Le Cormet de Roselend depuis Beaufort : 22km et 1200m. Ce jour là, sans l’avoir vraiment planifié, je réalise  un véritable triathlon cycliste avec l’enchainement de 42 km de dure randonnée en VTT sur les hauteurs du lac de Roselend, puis de 10km de descente en VTT très technique pour rejoindre Beaufort et ensuite, mais après un pique-nique et un peu de repos, la montée en vélo de route jusqu’au Cormet de Roselend puis la redescente jusqu’au lac pour récupérer ma voiture.

 

Le col du Pré depuis Beaufort : 20.4 km et 1000m. Cette montée est classée comme mythique. C’est vrai que les 8 derniers kilomètres à plus de 9% de moyenne et avec ces nombreux lacets sur cette toute petite route sont impressionnants. Je ferais la redescente par la route qui monte au Cormet de Roselend. J’ai fait à peine plus de 9 de moyenne dans la montée.

Le col du Joly depuis Beaufort : 23km et 1200m. Très longue montée mais pas trop dure  puisque je fais presque du 12 de moyenne. Depuis le col, je revois la vallée des Comtamines oû j’étais en famille la semaine précédente. Super descente par la même route mais je ne fais que du 36 de moyenne.

Montée au lac de St Guérin depuis Beaufort : 14km et 850m. Première montée en vélo de route pour ces vacances. Une petite mise en jambe pour la suite.

Via Ferrata du Roc du Vent (non loin du Cormet de Roselend). Deux inconnues pour moi, ce jour là : Le temps sera-t-il sec  et est qu’il est bien raisonnable de faire une via ferrata seul ? Pour le premier point les prévisions ne sont pas trop mauvaises pour ce jour là (mais pour le lendemain si), et, pour le 2ème point, j’ai lu nulle part que c’était déconseillé à faire seul. Je loue donc le matériel (baudriers avec 2 longes et un casque ) à Arrêches pour la journée et pars en voiture pour le refuge du plan de la Lai, départ de la marche d’approche pour la via ferrata. Un panneau indique en photo les différents passages et donne la cotation : AD pour assez difficile. Après 40mn de montée me voilà au pied de ce fameux roc du vent. Je ne suis pas tout seul. Il y a un père et sa fille avant moi, un couple et un groupe d’amis après moi. La grimpette commence assez rude le long des 400m de montée le long d’une arrête. C’est assez costaud et parfois le manque de prise m’oblige à me hisser à la force des bras sur le câble d’acier. Au sommet, on arrive sur une petite prairie pleine de fleurs et notamment de magnifiques edelweiss. J’ai l’impression de me retrouver dans Astérix en Helvétie où ils faisaient aussi de l’escalade pour chercher cette fameuse fleur. La vue depuis le sommet est superbe. On voit notamment la suite des réjouissances avec un fameux pont népalais sacrément impressionnant. Les quelques gouttes de pluie heureusement semblent avoir cessé de tomber. La via ferrata reprend ensuite pour une courte redescente. Pause pique-nique au creux du roc du vent où l’on croise de nombreux randonneurs. Un névé, bien à l’abri du soleil est toujours là. La suite est encore plus costaud et cette fois ci je suis bien seul sur ce tronçon. Je m’engage confiant sur le pont népalais bien qu’il fasse 19m de long, qu’il soit à 35m au dessus du vide et qu’il ne consiste qu’en 1 filin maintenu par 2 autres qui servent de main courante et de ligne de vie. Pourtant dès les premiers mètres, je ne suis pas du tout à l’aise. Cela tangue fortement, le sol a l’air vraiment bas et il n’y a personne au cas où. C’est pas aussi facile que en accro-branches. J’y vais alors vraiment petit à petit 20cm par 20cm. J’ai vraiment pas envie de tomber car même si je suis en sécurité avec la ligne de vie, je serais bien embêté pour remonter sur le filin. En fait, je me dis qu’il vaudrait mieux passer à plusieurs en même temps pour avoir plus de tension sur le filin (il est indiqué que l’on peut y monter à 4 maximum). Gros soulagement en arrivant à l’autre bout. Je ne sais pas si j’oserais le refaire ce passage. La suite se fait ensuite en descente. Heureusement que la ligne de vie est là, car une chute serait facilement fatale ici. Le dernier tronçon est un étonnant long tunnel qu’il faut emprunter. Il est tellement long qu’au bout d’un moment je n’y vois strictement plus rien. Solution continuer à tâtons. Mais derrière moi arrivent des gens avec des lampes. Ouf, on arrive enfin à la sortie. C’était tout de même sacrément éprouvant. Encore 30m de marche et une pause le long d’un torrent et me voilà de retour à la voiture.

 
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